‹ Traité de mécanique célesteChapitre 11 sur 158 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

les mêmes dans une substance hétérogène, si dans les parties correspondantes des deux corps, la chaleur et la propriété de la conduire étaient les mêmes. La matière peut être ici considérée comme un véhicule de la chaleur qui peut être le même dans des substances de densités différentes. II n'en est pas ainsi des propriétés dynamiques qui dépendent de la masse des molécules. Ainsi, nous pouvons dans cet aperçu des effets de la chaleur terrestre sur la durée du jour, étendre à la Terre hétérogène, les données sur la chaleur, relatives à la Terre homogène. On trouve ainsi que l'accroissement de densité des couches du sphéroïde terrestre, diminue l'effet de la chaleur sur la durée du jour, effet qui

depuis Hipparque, n'a pas augmente cette durée, de g^.

Le terme dont dépend l'accroissement de la chaleur intérieure de la Terre, n'ajoute pas maintenant un cinquième de degré, à la température moyenne de sa surface. Son anéantissement, qu'une très longue suite de siècles doit produire, ne fera donc disparaître aucune des espèces d'êtres organisés, actuellement existantes, du moins, tant que la chaleur propre du Soleil et sa distance à la Terre n'éprouveront point d'altération sensible.

Au reste, je suis fort éloigné de penser que les suppositions précédentes sont dans la nature : d'ailleurs, les valeurs observées des deux constantes dont j'ai parlé, dépendent de la nature du sol qui dans diverses contrées, n'a pas les mêmes qualités relatives à la chaleur. Mais l'aperçu que je viens de présenter , suffit pour faire voir que les phénomènes observés sur la chaleur de la Terre , peuvent se concilier avec le résultat que j'ai déduit de la comparaison de la théorie des inégalités séculaires de la Lune, avec les observations des anciennes éclipses, savoir que depuis Hipparque , la durée du jour n'a pas varié d'un centième de seconde.

sa

MÉCAMQUE CÉLESTE,

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