‹ Traité de mécanique célesteChapitre 135 sur 158 · LIVRÉ XIV · texte numérisé non relu

LIVRÉ XIV

des différences propres à expliquer les apparences singulières que Von a quelquefois observées. Telle est la disparition d'une des anses avant l'autre qui continue de paraître du même côté de la planète, pendant une et même plusieurs périodes de la rotation de l'anneau. Tels sont encore ces points lumineux qui semblent immobiles, et qui ont porté quelques observateurs à douter de la rotation des anneaux, dont cependant la nécessité rst démontrée par les lois de la Mécanique.

8uivant les observations d'Herachel, la durée de la rotation de l'anneau est de oVf38; celle de Saturne est de 0^,427, presque égale à la préccdenle, mais un peu plus petite, comme cela doit être suivant l'hypothèse que j'ai proposée sur la formation des planètes, des satellites et des anneaux. Dans cette hypothèse , les satellites et les anneaux de Saturne ont été formés par les zones que Patmospbère de la planète a successivement abandonnées à mesure qu'elle s'est resserrée en se refroidissant. Le mouvement de rotation de Saturne s'est accéléré de plus en plus en vertu du principe des aires. La durée de la rotation d'une planète doit donc être, d'après cette bypotbése, plus petite que la durée de la révolution du corps le plus voisin qui circule autour d'elle; ce qui a lieu pareillement pour le Soleil, relativement aux planètes qui sout toutes, les produits des zones abandonnées successivement par l'atinospbère solaire. Tout cela confirmé par l'observation, augmente la probabilité que beaucoup de pbénomènes singuliers du système solaire donnent à l'bypotbèse dont il s'agit; comme on peut le voir dans YExposition du Sjstème du monde. On conçoit que dans cette bypotbése, l'anneau intérieur de Saturne étant fort voisin de la planète; la durée de sa rotation ne doit surpasser que très peu celle de la rotation de Saturne. En considérant combien la différence observée entre ces durées est petite, il est difficile de ne pas admettre que l'atmosphère de Saturne s'est étendue jusqu'à ses anneaux , et qu'ils ont été formé» par la condensation de ses couches.

Ftll DU LIVRE XIV.

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