LIVRE XII
ma théorie, cette force répulsive, comme la cause du rayonnement des molécules des corps. Au moyen de ces suppositions , les phénomènes de l'expansion, de la chaleur, et des vibrations des gaz, sont ramenés à des forces attractives et répulsives qui ne sont sensibles qu'à des distances imperceptibles. Dans ma théorie de l'action capilluire, j'ai ramené à de semblables forces, les effets de la capillarité. Tous les phénomènes terrestres dépendent de ce genre de forces, comme les phénomènes célestes dépendent de la gravitation universelle. Leur considération me parait devoir être maintenant, le principal objet de la Philosophie mathématique. Il me semble même utile de l'introduire dans les démonstrations de la Mécanique, en abandonnant les considérations abstraites de lignes sans masse flexibles ou inflexibles, et de corps parfaitement durs. Quelques essais m'ont fait voir qu'en se rapprochant ainsi de la nature, on pouvait donner à ces démonstrations, autant de simplicité et beaucoup plus de clarté que par les méthodes usitées jusqu'à ce jour.
ioo MÉCANIQUE CÉLESTE,