‹ Traité de mécanique célesteChapitre 60 sur 158 · LIVRE XII. i · texte numérisé non relu

LIVRE XII. i

sont incomparablement plus grandes que les forces accélératrices du mouvement, et qui dépendent des cariés de j/, y'^ a'. Elles renaîtraient pour peu que les molécules des divers gaz se séparassent; et par là, elles s'opposent à leur séparation , comme elles établissent l'équilibre stable du mélange, en répandant les molécules des divers gaz suivant la même proportion dans toutes les parties de ce mélange. On peut donc, dans l'état de mouvement, considérer comme molécule du mélange, un groupe infiniment petit des molécules des divers gaz, dans lequel ces molécules sont en même proportion que dans le mélange total ; et l'on peut supposer les molécules de chaque groupe, liées fixement entre elles. C'est aux forces dont je viens de parler, qu'est due l'équation de continuité dans le mouvement des fluides.

Déterminons d'après ce qui précède, la vitesse du son dans un mélange de plusieurs gaz; et pour simplifier les calculs, ne considérons que deux gaz. Soient f et p', les nombres de grammes de chaque gaz contenu dans un litre du mélange, sous la pression P et à la température u. Soient, à la même pression et à la même température, (p) et (p'), les nombres de grammes de chaque gaz renfermé séparément dans un Jitre pris pour unité d'espace. Désignons encore par C et C, les deux chaleurs spécifiques du premier gaz , et par C, C, les mêmes quantités pour le second gaz. Ces deux chaleurs relatives au mélange seront

Ainsi l'expression de la vitesse du son dan* une atmosphère formée de ce mélange, sera

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