‹ Traité de mécanique célesteChapitre 63 sur 158 · LIVRE XII. i · texte numérisé non relu

LIVRE XII. i

À la surface du Soleil, cette vitesse n'est pas la sept-centième partie de celle de la lumière, telle qu'on Ta observée; car en nommant s l'espace dont la pesanteur fait tomber les corps à cette surface dans la première seconde prise pour unité, on a

ce qui donne

Cette dernière quantité est d'environ 437810 mètres, et elle n'est pas la sept-centième partie de l'espace décrit par la lumière dans une seconde. Il faut donc supposer (p) dans l'espace, incomparablement plus grand que l'accroissement de densité du fluide, dû à la pesanteur solaire : nous ne connaissons dans l'espace céleste, aucune force comprimante qui puisse donner i (f) cette valeur.

De là vapeur aqueuse.

11. Si l'on introduit un volume d'eau dans un vase vide hermétiquement fermé et placé dans un espace d'une température donnée ; il s'élèvera de la surface du liquide, des vapeurs qui continueront de s'élever jusqu'à ce que leur pression arrête cet effet. La pression et la densité de la vapeur parvenue k cet état d'équilibre, sont d'autant plus grandes, que la chaleur de l'espace est plus considérable. On a forme par l'expérience, des tables du rapport entre la pression et la température; mais la loi rigoureuse de ce rapport n'est connue, ni à priori, ni par les observations. Appliquons à cette vapeur naissante, la formule suivante que nous avons donnée dans le n* 7 pour les gaz

11 est facile d'en conclure que si l'on désigne par Y' le nombre de grammes d'eau bouillante sous la pression barométrique o",76, dont la chaleur employée à former un gramme de sa vapeur, peut élever d'un degré la température ; si Ton nomme ensuite € et €, les nombres de grammes de ce liquide, dont la température peut élre élevée d'un degré , par les chaleurs employées pour élever d'un degré , la température d'un gramme do

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vapeurs, lorsque la pression P mie constante, et lorsque le volume est constant; enfin, ai l'on nomme (€) et(u), ce que détiennent G et v, lorsque P est égal à la pression barométrique o-,^; on aura

F étant une constante et P exprimant ici le nombre de fois que la pression P contient la pression barométrique o",76. 11 est facile de voir que F'— 1 est le nombre de grammes d'eau a la température de 100% dont un gramme de vapeurs de cette température, et sous la pression o",76, réduites en liquide,, élèverait d'un degré, la température. Ce nombre, d'après un grand nombre d'expériences, est à peu près égal à 55o ) ainsi un gramme Je vapeurs en se réduisant en eau à la température de 100% élèverait d'un degré, la température d'un nombre de grammes d'eau égal a x

On aura par ce qui précède, les valeurs de v et de («/), en ajoutant aux températures indiquées par un thermomètre d'air, 266*!; ce qui donne

Suivant quelques physiciens, le terme

se réduit à ' "~. . G» qui suppose (C) a» 1, c'est-à-dire que la chaleur

spécifique de la vapeur aqueuse est égale à celle de l'eau bouillante.

Cela suppose encore que est égal à 1 unité. Mais ces deux suppo*

sitions pourraient nlêtre qu'approchées , et représenter les expériences de ces physiciens, dans les limites des erreurs dont ces expériences délicates sont susceptibles. D'autres physiciens ont cru trouver ce terme nul, par heurs expériences. Ce terme né peut devenir nul, qu'en supposant (É) nul ; ce qui est impossible, et ce qui paraît d'ailleurs contraire aux expériences que Ton a faites pour déterminer (£).

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