LIVRE XIII
chacun des 72 mois des six années écoulées depuis le 1" janvier 1817, jusqu'au i' r janvier l8a3, et d'où il a conclu la variation diurne moyenne égale à o"",8oi4» La loi de probabilité des anomalies de la variation diurne, à laquelle je suis parvenu, donne à très peu près \ pour la probabilité de ce résultat.
En examinant le tableau des hauteurs moyennes du baromètre pour chacun des 7a mois considérés par M. Bouvard, j'ai reconnu que le résultat moyen des variations diurnes de neuf heures du matin à trois heures du soir, des trois mois de novembre, décembre et janvier, a été constamment plus faible, chaque année, que le résultat moyen des trois mois suivans, février, mars et avril. La variation moyenne des six années, a été o"",5428, pour les trois premiers mois, et i"",o567, ou presque double pour les trois mois suivans. La moyenne de ces six mois est à fort peu près huit dixièmes de millimètre et par conséquent égale a la variation diurne moyenne. Les six autres mois n'offrent rien de semblable. Une différence aussi considérable indique une cause annuelle qui diminue la variation diurne, dans les trois mois de novembre, décembre et janvier, et qui l'augmente dans les trois mois suivans. En appliquant à cette différence l'analyse des probabilités, je trouve qu'il y a une probabilité de plus de trois cent mille contre un, qu'elle n'est pas l'effet du hasard. Ce qui augmente encore cette probabilité, est que la variation diurne moyenne de neuf heures du matin à midi, a été o"",ig33 dans les trois premiers mois et o"",3733 dans les trois mois suivans : pareillement la variation diurne moyenne de trois heures du soir à neuf heures du soir, a été o"*,3o33, dans les trois premiers mois , et o"*,6ooo, dans les trois mois suivans : ces variations sont à peu près dans le rapport des variations correspondantes de neuf heures du matin à trois heures du soir. Je De cherche point ici la cause de ce phénomène : je me borne à constater son existence. La période de la variation diurne , réglée sur le jour solaire , indique évidemment que cette variation est due à l'action du Soleil. L'extrême petitesse de l'action attractive du Soleil sur Tatrtiosf)hère est prouvée par la petitesse de l'action attractive de la Luné. Cest donc par l'action de sa chaleur, que le Soleil produit la variation diurne. Mais il est presque impossible de soumettre les effets de Celte action à l'analyse; et toute explication de ce genre de phéhôniéhes , qui n'csl point fondée sur le Calcul, doit être bannie dé la+ Philosophie naturelle.