‹ Traité de mécanique (volume 2)Chapitre 199 sur 216 · RAIDEUR · texte numérisé non relu

RAIDEUR

BAIDEim DES OOBDES.

353. Nous avons aussi considéré les cordes comme des fils entièrement dépourvus de raideur, et pouvant être infléchis sans effort. Les cordes que Ton emploie dans les machines sont loin de posséder cette propriété, et lorsqu'on doit leur communiquer une courbure un peu prononcée, on prouve une résistance du même genre que celle qui s'oppose à la flexion d'une tige solide. Il en résulte qu'en réalité la courbure d^une corde ne varie pas d'une manière brusque comme on le suppose pour la solution élémentaire des problèmes dont nous

nous sommes occupé. Supposons, par exemple, qu'une corde MN passe sur un cylindre 0, et que le mouvement soit établi dans le sens de la flèche f. Le brin MA , recliligne sur sa plus grande étendue, ne s'appliquera pas nettement au point A sur le cylindre, et la raideur de la corde Técartera du centre 0 pour répartir sur une certaine longueur la variation de la cour- Fig. 336. ijurg . par \^ même raison le brin BN ne perd

pas brusquement au point B la courbure qu'il a prise sur le cylindre, et la raideur le rapproche du centre 0; il résulte de là que Téquilibre de la puissance P et de la résistance Q entraîne rinégalité P > Q ; on a déterminé par expérience la différence P — Q, et l'on a trouvé qu'elle était inversement proportionnelle au diamètre D du cylindre, et qu'elle croissait avec la résistance Q. Ces lois, posées par Coulomb, ne sont pas encore parfaitement connues.

La formule par laquelle on calcule la valeur de la différence P — Q, ou de la raideur R, est

où A et B sont deux constantes déterminées empiriquement; elles dépendent de la nature, de la structure et du diamètre

de la corde soumise h l'expùricnce. Voici quelques valeurs de ces coeflicients.

DIUIËTRE

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