CHAPITRE III
m APf ARQLS FnOPflCS A KSURai LC TlUVâlL DES FORCES
DTXASOSIÈTBE DE TRACTI05 A BA5DE.
371. Noos aïwis décrit (g 156) le dynamomètre au moven duquel oo érahie les forces. Qu'on mette, par exemple, un'tel appareil entre une voiture et son attelage, on pourra lire à chaque instant sur Féchelle de Imstrument TefTort développé par le moteur. Mais cela ne suffit pas. On complète Tappareil de manière à conserver la trace de ses indications successives, et à donner en même temps la mesure du travail de la force.
A cet effet, on attache à la lame mobile du dynamomètre un crayon, qui reçoit tous les déplacements qu'elle subit ellemême : la pointe du crayon porte sur une bande de papier horizontale, tendue sous le dynamomètre dans le sens de sa plus grande longueur. Cette bande est animée d'un mouvemenî de translation proportionnel au mouvement de la voiture. Pour qu'il en soit ainsi, la bande de papier, enroulée d avance sur un cylindre, s'enroule sur un second cylindre parallèle au premier, et auqud on communique, par un équipage de n>ues dentées, un mouvement de rotation emprunté au mouvement des roues du véhicule. A mesure que la voilure avance, les roues tournent, la bande de papier se déroule du cylindre où elle est emmagasinée, et se déplace longiludinalement, en passant sous le crayon, d'une quantité propor-
DVNAMOliÈTtlB A CANDE. 9«
lionnelle à l'espace dùcril. L'emploi d'une fusée (I, g 308) corrige la perturbation produite dans la transmission par l'épaisseur croissante du papier a la surface du cylindre qui communique le mouvement h la bande mobile.
Un second crayon fixe trace sur la bande la ligne droite qui correspond à l'écart naturel des lames du dynamomètre, quand aucune force n'agit sur lui. Lorque l'observation est lorniinée, on déroule la bande de papier, sur laquelle on Irouvc tracées deux lignes: l'une OA, droite, tracée par le crayon fixe, l'autre MN, sinueuse cl tracée par le crayon mobile ; celle-ci indique par ses ordonnées m/*, comptées à partir de la première, les valeurs de la force de trac- ItOD à l'instant défini par la position du point m. Soit 0 l'origine correspondante au point de d6part. L'abscisse Om sera proportionnelle au clie- "*' '"'■ mio décrit par le véhicule, de sorte que, si on appelle X un coeflîcienl constant, et x la distance Om mesurée sur l'épure, Xx sera le chemin cftcclivement parcouru.
De môme, soit mi} = jj, et représentons par n un second coelticient, qui dépend de la forme et de la construction du dynamomètre -. on pourra représenter par \t.ij la force développée parle moteur à l'instant correspondant à l'ahicisseOm, Cette force agit dans la direction du mouvement de la voilure, et son travail élémentaire est le produit de la force par le déplacement infiounent petit du véhicule. Prenons donc sur l'axe OA une quantité inGnimcnt petite mm'=dx; le travail Élémentaire du moteur sera te produit /jj/X idx= lùydz,
et le travail lolal, pris entre le point de départ 0 et un point quelconque A, sera la somme
ydz.
c'esl-à-dire le produit de l'aire OMNA par le roefficient cdih
596 byuaioxètbb a COlPTEim.
La recherche du traTaîl moteur est donc ramenée à la quadrature de la courbe tracée par le crayon du dynamomètre.
DmiAUOSI&IBI DB TRACnON k COMPTEUR.
372. Au lieu de faire tracer au crayon du dynamomètre une courbe, dont il faut ensuite évaluer la surface, on peut employer un compteur qui totalise le travail produit.
Pour cela, on attache à la lame mobile une botte B, p(»tant un galet 6; dans l'état naturd du dynamomètre, c'est-à-
dirè quand il n'y a aucune force
OU
Fig. 355.
appliquée , la boite est en un point B ; une traction produi-^ - sant dans les lames un surcroît
^* d'écart CC', amène la boite en B' et le galet en G". Au-dessous du. galet est disposé un plateau AA', mobile autour d'un axe OCK ; cet axe est situé audessous du centre du galet, dans la position G qui correspond à Tétat naturel du dynamomètre. On communique à Taxe 00', et par suite au plateau Li\ un mouvement de rotation proportionnel au mouvement des roues.
Le galet engrène par adhérence avec le plateau, qui lui communique autour de son axe mm' un mouvement angulaire proportionnel à la distance G'O, ou à l'écart des lames, ou enfin à la force développée par le moteur.
Si Ton appelle o) la vitesse angulaire du plateau autour de 00' à un moment donné, y l'écart G'O acquis par le dynamomètre au même instant, r le rayon du galet, la vitesse angulaire Û du galet autour de son axe mm' sera donnée par l'équation
• rû = y».
Or (ù est proportionnel à la vitesse angulaire des roues de