TENANT LIEU DES LIAISONS
système serait simplement posé sur la surface et pourrait s'en détacher dans un sens.
S"" Le travail dû à la réaction normale d'une courbe fixe, le long de laquelle le système serait assujetti à glisser, est nul de lui-même. Tout déplacement compatible avec ce genre de liaison n'introduira donc aucun terme contenant la réaction inconnue.
Si la surface ou la courbe directrice exerçait un frottement sur le système, il faudrait au contraire tenir compte du travail correspondant à ce frottement.
V Quand deux points matériels sont réunis Tun à l'autre par une tige de longueur invariable , le travail des actions mutuelles de ces deux points est nul pour tout déplacement commun compatible avec cette liaison.
5^ Enfin, étudions le cas particulier où deux portions du système se touchent par deux surfaces qui glissent l'une sur l'autre sans frottement. La réaction mutuelle des deux surfaces est normale au point de contact. Considérons un déplacement infiniment petit compatible avec ce genre de liaison, c'est-à-dire laissant les deux surfaces tangentes. Les deux surfaces S, S' tangentes en M, se transportent par suite de ce déplacement dans les positions S^, S'^; ^ "'«^Z— ~3^^7"* elles sont encore tangentes en un certain point N : ce point ne coïncide pas en général avec les positions géométriques prises par les deux points matériels appartenant, l'un à la surface S, Tautre à la surface S% qui coïncidaient au point M. De ces deux points, Tun se transporte en M^, l'autre en M\, et par suite la somme des travaux des deux forces égales, B, R\ est exprimée par
Rx(llm' — Mm),
m' et m étant les projections des points M^ et M\ sur la direction commune, RR', des deux forces.
Or les points M^ et M'^ sont situés à des distances infini-