‹ Traité de mécanique (volume 3)Chapitre 254 sur 365 · NN · texte numérisé non relu

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KV

Ces résultats supposent nécessairement le point Y compris entre les points N et N'.

2^ Passons au second cas, celui où le point 0 ne serait pas compris entre N et N', et supposons que la tige porte sur les appuis G et E (fig. 275) ; les réactions de ces appuis sur la tige seront les forces T et T, qui font avec la normale commune aux surfaces frottantes, dans le sens opposé au mouvement, les angles TNX = TOT = ç'.

Les forces T et T ne sont plus parallèles; elles se rencontrent en un point Y, où on peut les composer. Leur résultante dirigée dans l'angle 6Y?

E doit être égale et contraire à la ré- ^ sultante S des forces R et P. Or les directions des forces R et P sont ^'^ connues ; leur résultante S est dirigée dans l'angle HOP; il faut donc, pour que l'hypothèse soit admissible, que le point Y soit situé dans Fangle HOP, et que le point 0 soit situé dans l'angle TYO. La solution s'achève en joignant OT et en prenant cette droite pour la direction de la force S. On obtienpt dra ensuite T et T en décompo-

sant la force S suivant la direction Ye, YT'.

On voit sur-le-champ que Thypothèse dans laquelle on ferait porter la tige sur les appuis D et F est inadmissible j

rz

FIg. Î75.

DE HÂRTEAUX-PaONS.

car elle mettrait en dehors de l'angle HOP le point de rencon- Ire Y des réactions totales de ces appuis.

Pour déterminer les réactions R, T et T, on pourrait aussi se servir des équations d'équilibre des forces R, T, T' et P; elles sont au nombre de trois, puisque ces forces sont contenues dans un seul et même plan.

Le glissement de la tige ne peut commencer que dans les deux cas que nous ayons examinés ; et pour cela il faut que certaines conditions géométriques soient remplies. Si elles ne l'étaient pas, le glissement serait impossible et le phénomène de VarC'boutement se produirait (g 104). Alors une force aussi grande qu'on voudrait, appliquée à la came, serait équilibrée par le poids de la tige et les réactions de ses guides, sans arriver à produire le glissement voulu.

VALET DE MEKUISIEIi.

294. Soit AB la coupe de Vétabti d'un menuisier; CD la coupe d'une pièce de bois posée sur l'établi. On emploie pour la fixer un vakt en fer, EFG, dont on introduit la branche droite FE dans l'ouverture 0, et dont la branche courbe, FG, vient presser la surface de la pièce de bois. On frappe sur la tète F quelques légers coups de maillet. Le valet se coince dans l'ouverture 0, en s'appuyant sur les arêtes M et P de l'établi ; en même temps il se développe en 6 une réaction verticale N, qui tend à soulever le valet, et un frot-

Fig. Î76.

tement qui s'oppose au déplacement de la pièce CD. Il est facile de voir à quelle condition l'appareil doit satisfaire pour que la réaction N ne puisse pas faire glisser le valet dans l'ouverture 0 à travers laquelle on Ta fait passer.

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