VALET DE MENUISIER
Pour que le glissement ait lieu au point M, il faut que la réaction mutuelle du valet et de la table fasse avec la normale à la surface de contact un angle égal à l'angle du frottement de fer sur bois ; élevons donc au point M une perpendiculaire HM'àla surface de contact, c'est-à-dire au plan qui touche le cylindre du valet suivant TarêteFE, puis menons la droite Mm faisant avec MM' un angle M'Mm égal à l'angle du frottement ; cette droite Mm représentera la direction de la pression de la table sur le valet, au moment où le glissement commence.
Menons de même PF normale à la surface du contact en P, et Vp qui fait avec cette normale l'angle P'Pp égal à 1 angle du frottement. Lorsque le glissement commencera au point P, la droite Pp sera la direction de la pression exercée au point P par la table sur le valet.
Le glissement ne peut donc se produire sous l'action de la force N qu'autant que cette force est décomposable en deux forces suivant les directions Mm et Pp, ou en deux forces extérieures aux angles mMM', pPP . Or ces deux directions se coupent en un point I, situé entre le valet et la force N. Le point 6 est à la fois dans les deux angles mMM', PPp ; donc la décomposition de la force N en deux forces appliquées en M et en P ne peut produire le glissement du valet à travers l'établi (§ 99).
Il eo serait autrement si le point I était au delà de la verticale passant par le point C. Le coinçage du valet ne suffirait plus pour assujettir la pièce à la surrace de la table.
Pour décoincer, il suffit de frapper quelques coups de maillet, soit en M sur le dos du valet, le long de rétabli, soit en E, sur l'extrémité du valet, de bas en haut.
ERCLIQUETAGE DODO.
292. Un arbre tournant, 0 (fig. 277), porte quatre ailes égales AB, MB\ A1ft% A'"B'", mobiles autour des points A, A', A", A'", voisins du centre ; elles sont soutenues dans leur position par des ressorts fixés à l'arbre et figurés en A, A', A%
ENGLIQUETA6E DOBO. 457
A'". Sur ces ailes est centrée une poulie folle CD, qui en touche le pourtour extérieur, et qui est destinée à transmettre à l'arbre 0 le mouvement qu'elle reçoit. Si la poulie tourne de gauche à droite dans le sens de la flèche f, elle glisse à frottement doux sur les ailes, les ressorts fléchissent légèrement, et l'arbre n'est pas entraîné.
Si, au contraire, la poulie tourne dans le sens de la flèche f\ la poulie tend à entraîner les ailes dans l'autre sens, c'est-à-dire à accroître la distance des points B au centre 0 ; cet accroissement de distance n'étant pas possible, il se produit un arc-boutement aux extrémitésB des quatre ailes (§104), et l'arbre 0 est entraîné.
Cet appareil permet donc de produire une transmission de mouvement dans un sens, sans produire la transmission en sens contraire.
Fig. «77