DE PRONY. S
contact des mâchoires E et F et de l'arbre tournant. Supposons que cet équilibre soit réalisé. Appelons F le frottement développé au pourtour de l'arbre 0, r le rayon de cet arbre, R et R' les distances au centre 0 des verticales passant par le cen* tre de gravité du poids P et par le centre de gravité G du frein ; soit p le poids propre de l'appareil qu'on peut supposer concentré en G; on aura pour l'équilibre l'équation des moments
Fr=PR + pR'.
Plus on serre les boulons, plus on augmente le frottement, plus il faut accroître le poids P pour maintenir l'équilibre. On pourra, par une série de tâtonnements, amener l'arbre à la vitesse normale qu'il doit avoir quand il met en mouvement toutes les machines-outils. Alors le travail T transmis à l'arbre par la puissance est égal au travail du frottement, c'est-à-dire égal, pour un nombre n de tours, à Fx Stut x n, ou à 2imxFr, ou enfin à
T = 2«îi{PR + pR0-
On peut donc déterminer T dès que Ton connaît P,p, R, R', et le nombre n. On remarquera que F et r ne figurent pas dans l'équation finale.
575. Tel est le principe de l'appareil. Mais on y a introduit successivement plusieurs améliorations.
1"^ On fixe en M et en M', au-dessus et au-dessous de la branche AB, des taquets, qui empêchent le levier d'être entraîné indéfiniment par la rotation de l'arbre au commencement de l'expérience. L'oscillation du levier est réduite ainsi à l'intervalle MM^
2* On attache au bout du levier (fig.
358) une sorte de came S, dont le pourtour extérieur tf est dressé suivant un arc de cercle décrit du point 0 comme centre ; cette disposition a pour effet de rendre constante la distance R ==0P du ^^*' ^^'
poids P au centre 0. Le lien qui porte le plateau se détache
Fig. 359.