DYNAMOMÈTRE DE ROTATION
S'il s'agit, par exemple, d*un systôme iormé de plusieurs corps tournants autour d'axes fixes, ce qui est le cas le plus ordinaire qu'on rencontre dans les machines, on fera agir la puissance motrice, au moyen d*une courroie, sur un premier tambour A; un second tambour B mènera, par Tintermédiaire de courroies ou d'engrenages, la série des machinesoutils qui représenlent les résistances à vaincre. Entre les tambours A et B, et pour transmettre le mouvement de l'un à l'autre, on placera, soit un ressort, dont on aura à enregistrer les déformations, comme dans la manivelle dynamométrique, soit un organe particulier, C, solidaire d'un arbre à came portant un poids donné P, qui servira à mesurer à chaque instant l'effort transmis de A à B, et le travail correspondant.
Dans le dynamomètre de M. Palier, les deux tambours A et B sont montés sur le môme axe géométrique XX, bien qu'ils soient indépendants l'un de l'autre. L'organe intermédiaire C est un bras monté à angle droit sur l'axe XX, mobile autour d'un arbre intérieur à l'arbre du tambour B, et solidaire d'une roue 0 portant une développante de cercle, du pourtour
Fig. 389.
de laquelle se détache verticalement la corde qui supporte le poids connu P. Le bras C porte à ses extréqfiités deux roues d'angle, toutes deux égales, et destinées à engrener avec les roues d'angle n et n\ qui font corps avec les tambours