‹ Traité de mécanique (volume 3)Chapitre 63 sur 365 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

tance moindre. La liaison a donc pour effet d'assujettir le point matériel à se mouvoir à la surface de la sphère qui a pour rayon OM, et pour centre le point 0.

Imaginons que le point M soit placé à l'extrémité commune de deux tiges rigides OM, O'M articulées aux points 0 et 0', que Ton suppose fixes. Celte double liaison maintiendra à la fois le point mobile à des distances données du point 0 et du point 0'. Le point M est à la fois A sur la sphère décrite de 0 comme centre

^ I \ (y avec OM pour rayon, et sur la sphère dé-

■"xT" i~^]~~~7' crite de (Y comme centre avec O'M pour ^s. l i y^ rayon ; il est donc assujetti par la liaison ^^ à se mouvoir sur la courbe d'intersection

Fig. G9. de ces deux surl'aces sphériques, c'est-à-

dire sur la circonférence décrite dans un plan normul à UO', du pied. A, de la perpendiculaire abaissée de M sur cette droite, comme centre, et avec la distance AM pour rayon. Le point mobile se trouve ainsi lié à une courbe fixe.

Si nous remplaçons les barres rigides OM, O'M par deux fils inextensibles, le point M ne sera plus assujetti par ces liaisons qu'à demeurer à Tintérieur ou à la surface des sphères décrites avec OM et O'M pour rayons; les liaisons le forcent alors à demeurer dans la partie commune aux Volumes de ces deux sphères.

Nous venons de reconnaître ainsi trois genres principaux de liaisons pour un point matériel :

Le point peut être renfermé dans une portion définie de l'espace;

Il peut être assujetti à glisser sur une surface ;

Il peut enfin être assujetti à glisser sur une ligne.

75. Les points matériels qui composent un système peuvent être aussi soumis à diverses liaisons. Par exemple, deux points particuliers peuvent être assujettis à rester à une distance constante l'un de l'autre. Cela revient à supposer ces deux points réunis par une barre rigide. Un solide invariable n'est autre chose qu'un système dans lequel les distances mu-

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