‹ Traité de mécanique (volume 3)Chapitre 94 sur 365 · DB GLISSEMENT · texte numérisé non relu

DB GLISSEMENT

les diverses substances qu'on fait glisser les unes sur les autres dans les machines.

Le frolteroent est le résultat de la déformation subie à la fois par le corps glissant ABCD, et par la surface RR', sous l'action de la pression mutuelle, P, qui s'exerce de l'un à Tautre : les surfaces en contact ne conservent plus leurs formes géométriques, et la résultante des actions moléculaires développées dans le contact, au lieu de prendre la direction normale, IP, qu'elle aurait si les corps étaient parfaitement polis et complètement invariables de forme, prend une direction déviée, IS.

Le frottement est indépendant fie la vitesse du glissement. Cette loi ne doit être regardée que comme approximative. Des observations récentes ont montré que dans les très

grandes vitesses, le rapport 5 est sensiblement réduit; on sait.

d'ailleurs depuis longtemps que ce rapport est plus grand au

départ du corps, c est-à-dire quand le glissement commence

et que la vitesse est sensiblement nulle, que quand le mou-.

vement est une fois établi. On doit donc admettre que le rap-

F port p=/'est une fonction de la vitesse v du corps mobile, et

que cette fonction diminue à mesure que v augmente. Mais la diminution est peu sensible pour de grandes variations de la vitesse v; on s'est donc contenté jusqu'ici de déterminer pour deux cas principaux les valeurs du coefficient f: Tune correspond au départ, l'autre au glissement effectif, sans acception de vitesse.

99. Nous avons supposé jusqu'ici que le corps ABCD glissait sur la surface RR^ Il nous reste à étudier ce qui se passe lorsque le corps mobile reste en repos su£ cette surface.

Soit ABCD (fig. 94) un corps en équilibre, posé sur un plan fixe. Nous supposerons ce corps sollicité par une force S, que nous pouvons décomposer en deux : Tune IP, normale, l'autre IT, parallèle au plan. La réaction S' du plan est égale

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