‹ Traité de mécanique (volume 4)Chapitre 267 sur 364 · VALET DE MENUISIER · texte numérisé non relu

VALET DE MENUISIER

Pour que le glissement ait lieu au point M, il faut que la réaction mutuelle du valet et de la table fasse avec la normale à la surface de contact un angle égal à l'angle du frottement de fer sur bois ; élevons donc au point M une perpendiculaire MM' à la surface de contact, c'est-à-dire au plan qui touche le cylindre du valet suivant TarêteFE, puis menons la droite Mm faisant avec MM' un angle M'Mm égal à Tangle du frottement; cette droite Mm représentera la direction de la pression de la table sur le valet, au moment où le glissement commence. / Menons de même PP' normale à la surface du contact en P, et Vp qui fait avec cette normale l'angle P'Pp égal à Tangle du frottement. Lorsque le glissement commencera au point P, la droite Pp sera la direction de la pression exercée au point P par la table sur le valet.

Le glissement ne peut donc se produire sous Faction de la force N qu'autant que cette force est décomposable en deux forces suivant les directions Mm et Pp, ou en deux forces extérieures aux angles m>IM',pPP'. Or ces deux directions se coupent en un point I, situé entre le valet et la force N. Le point G est à la fois dans les deux angles mMM', P'Pp ; donc la décomposition de la force N en deux forces appliquées en M et en P ne peut produire le glissement du valet à travers l'établi (g 99).

Il' en serait autrement si le point I. était au delà de la verticale passant par le point C. Le coipçage du valet ne suffirait plus pour assujettir la pièce à la surface de la table.

Pour décoincer, il suffit de frapper quelques coups de maillet, soit en M sur le dos du valet, le long de rétabli, soit en E, sur l'extrémité du valet, de bas en haut.

ENCLIQUETAGE DOBO.

292. Un arbre tournant, 0 (fig. 277), porte quatre ailes égales AB, A'B', A"B% A'"B'", mobiles autour des points A, A^ A", A'", voisins du centre ; elles sont soutenues dans leur position par des ressorts fixés à l'arbre et figurés en A, A', A",

ENGUQUETA6E DOBO. 457

A'". Sur ces ailes est centrée une poulie folle CD, qut en touche le pourtour extérieur, et qui est destinée à transmellre à l'arbre 0 le mouvement qu'elle reçoit. Si la poulie tourne de gauche à droite dans le sens de la flèche f, elle glisse à frottement doux sur les ailes, les ressorts fléchissent légèrement, et l'arbre n'est pas eniraîné.

Si, au contraire, la poulie tourne dans le sens de la flèche /*', la poulie tend à entraîner les ailes dans l'autre sens, c'est-à-dire à accroître la distance des points B au centre 0 ; cet accroissement de distance n'étant pas possible, il se produit un arc'boutement aux extrémités B des quatre ailes (g i 04), et l'arbre 0 est entraîné.

Cet appareil permet donc de produire une transmission de mouvement dans un sens, sans produire la transmission en sens contraire.

Fig. Î77.

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