DOUBLE JOINT DE HOORE
réduire de beaucoup ces inégalités, et même, si Ton fait en sorte que Taxe auxiliaire coupe les deux axes donnés sous des angles égaux , les variations de vitesse produites par le premier joint pourront être exactement corrigées par celles que produit le second, de telle manière que la transmission devienne rigoureusement uniforme. On obtient alors le double joint de Ilooke.
fig. 319.
Soient (fig. 319) AB, PN, les deux axes donnés, qui se coupent en R sous un angle quelconque ARP. Prenons à partir du point R deux longueurs égales, RO=RO'; menons la droite 00', qui nous servira d'axe auxiliaire; elle coupe les deux autres axes sous des angles A00\ OOT égaux chacun à la moitié de l'angle ARP augmentée d'un angle droit. Établissons un premier joint universel en 0 , à la rencontre des axes A0,00/; un second joint en 0' à la rencontre des axes OCK , O'P. Nous rendrons parallèles les branches EF, Kl des deux croisillons qui sont liés à l'arbre intermédiaire 00', ce qui revient à placer dans un seul et même plan les deux fourchettes de cet arbre.
Par le point R, conduisons un plan XY perpendiculaire à l'axe 00*. 11 est facile de voir que dans toutes les positions du système, les deux joints 0 et 0* seront symétriques par rapport à ce plan; le joint CK peut être considéré comme limage du joint 0, vue dans un miroir plan qui serait placé en XY perpen-
m JOINT UNIVERSEL.
diculairementàladroite 00'. Lorsque le point C de l'arbre AB parcourt un certain arc, le point M de l'arbre PN parcourt un arc symétrique et par suite égal, de sorte qu'en définitive les vitesses angulaires autour des arbres AB,PN sont constamment les mêmes , bien que la transmission s'opère de l'un à l'autre au moyen d'un arbre 00' dont la vitesse angulaire est variable.
293. Ce résultat est indépendant de la longueur 00", et subsiste encore à la limite lorsque les deux points 0 et 0* viennent se confondre avec le point ft. Pour rendre possible la Tl transmission ainsi concen-
trée sur un même point, il faut supprimer les branches CD, LM des croisillons, qui se généraient dans leur mouvement commun, et les remplacer par des circonférences massives décrites sur ces branches comme diamètres. Le l? ' """ mouvement des deux cir-
conférences ne sera arrêté nulle part si leurs diamètres son! assez différents pour permettre à la plus petite de passer dans la plus grande.
La transmission prend alors la forme représentée par la figure 520 :
AB, premier axe, CDD, première fourchette; PN, second axe ;
LNM, seconde fourchette, de rayon plus petit ; 0, intersection des deux axes :
CEDF, circonférence massive, réunie à la première fourchette aux points C et D, mobile autour du diamètre CD, et tenant lieu de lu branche CD du croisillon;
LFME, circonférence massive de diamètre un peu plus petit nue la précédente ; elle est rattachée a la seconde fourchette
JOINT DE CAHDAK. M»
par les points L et M, autour desquels elle peut tourner, et à lu première circonférence par les points E et F, situés a un quadrant des points C et M. El lu lient lieu de la branche LM du second croisillon. L'axe Et", qui représenta à la fois les brandies EF et Kl des deux ci oisillons de l'axe 00', peut être à vilontè conservé en entier, ou réduit à ses portions utiles, E et F.
La circonférence LI'MEdoil ôlre d'un diamètre assez petit pour passer dans le creux LNM de la seconde fourchette ; la seconde fourchette doit de même passer dans la circonférence CEDF, qui doit passer dans le creux CDD de la première fourchette.
11 ne reste rien de l'axe intermédiaire 0" 0". Le mouvement des deux arbres est symétrique par rapport au plan XV, qui est norrmil à cet axe intermédiaire, et qui partage en deux parties égaies l'angle des deux axes donnés.
L'ensemble des deux circonférences concentriques massives CEDF, LFME, dont l'une est mobile autour d'une droîlcfCD, passant par son centre, et dont l'autre esl mobile autour d'un diamètre, EF, de la première, à ongle droit sur lu droite CD, constitue l'assemblage à la Cardan.
On l'emploie dans la marine pour la suspension de la boussole (fig. 321), des baromètres, etc.; l'instrument ainsi sus-
«04 J0I5T USIVfRSEL.
pendu , libre d'osciller dans tous les sens , peut rester dans la position verticale sans participer aux oscillations ilu Mtiment.
AFPLlCATtOS DC JOIST AtX PRESSEE TVTOC1I > rmQCES
294. Le joint universel est employé dans les presses typographiques pour transmettre le mouvement des rouleaux qui portent la composition, à la table de marbre sur laquelle est placé le papier. L'arbre dévié, auquel le joint communique le mouvement, porte un pignon qui engrène avec une crémaillère attachée à la table de marbre ; l'engrenage a lieu tantôt par-dessous, tantôt par-dessus, de manière que la table accomplisse toute sa course alternativement dans un sens et dans l'autre.
Ofc mode de transmission a l'inconvénient de rendre variible le rapport des vitesses de la table et des rouleaux; il en résulte pour l'impression le défaut connu sous le nom ie papillolaije.
M. Normand a entièrement corrigé ce défaut en substituant au pignon circulaire engrenant avec une crémaillère droite un pignon ovale engrenant avec une crémaillère ondulée. U tracé de cet engrenage, à vitesse variable, est fait sous la condition de rendre uniforme le mouvement de la table ; l'im'-gularité de la transmission par le joint universel est coin dans chaque position des pièces par l'irrégularité due au pignon ovale.
Depuis, M. Ilcuze a imaginé une seconde solution dérivée des mômes principes, et qui, tout en conservant le pignon circulaire et la crémaillère droite des anciennes machin au moyen d'un engrenage à roues ovales la vitesse de rotation des rouleaux. Dans cette solution, la table de marbre conserve son mouvement irrégulier, mais les rouleaux reçoivent aussi un mouvement irrégulier tel, que le rapport dereste constant, ce qui suffit pour éviter le papillolage.