‹ Traité de mécanique générale, comprenant les leçons professées à l'Ècole polytechniqueChapitre 19 sur 77 · MACHINES ÉLÉVATOIRES · texte numérisé non relu

MACHINES ÉLÉVATOIRES

22. Les pompes sont des machines qui ont pour objet d'élever les liquides en agissant sur une pièce à laquelle on imprime un mouvement recliligne alternatif ou un mouvement circulaire continu. Les pompes se divisent ainsi en deux catégories, les pompes à mouvement de va-et-vient et les pompes rotatives.

23. Des pompes à mouvement de va-et-vient. — Chacune de ces pompes se compose d'une capacité cylindrique (corps de pompe) dans laquelle se déplace une pièce mobile (piston) qui s'adapte exactement contre ses parois, à laquelle on imprime un mouvement alternatif dans toute la hauteur du corps de pompe.

Piston. — Le piston, dans les pompes ordinaires, est formé (fig* 3i) de deux sortes de disques en métal ou en bois

Fiff. 3 1.

bouilli dans l'huile, que l'on peut approcher plus ou moins l'un de l'autre, déterminant sur leur pourtour une gorge qui reçoit une garniture d'étoupes; en serrant les deux dis-

ques à l'aide de boulons et d'écrous, on comprime les étoupes de manière à les repousser au dehors quand la garniture s'use.

Pour les pompes de quelque importance, le corps du piston est en fonte ou en bronze (jfig. 32), et est muni, sur ses deux

Fig. 3a.

faces, d'une garniture de cuir, à contours flexibles, que la pression de l'eau applique contre la paroi du corps de pompe, ce qui donne une garniture autoclave.

Dans d'autres circonstances, le piston dit plongeur est un cylindre métallique plein ou creux, très-long par rapport à son diamètre, qui est inférieur de 3 ou 4 millimètres à celui du cylindre. Il ne frotte que sur une garniture à étoupes (presseétoupes, stuffing-box) adaptée à la partie supérieure du corps de pompe et qui lui sert de guide.

Soupapes.— La communication intermittente, entre le corps de pompe et les tuyaux qui y aboutissent, s'établit au moyen de soupapes dont les principales dispositions sont les suivantes :

Le clapet (Jig. 33) se compose d'une plaque métallique à

Fig. 33.

charnière qui peut s'appliquer sur une ouverture pratiquée dans la pièce qui porte cette charnière. Le clapet est doublé de cuir pour établir un contact plus intime entre lui et le bord de l'ouverture. Dans les pompes communes, on supprime la charnière, qui est remplacée par le prolongement du cuir au delà de la plaque et que l'on fixe vers le bord de l'ouverture.

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