DES VOLANTS
66. Généralités. — Lorsque, dans la composition d*une machine, il entre des pièces oscillantes, ces pièces ne correspondent généralement qu'à un ensemble d'organes à rotation continue dont les vitesses angulaires restent dans un rapport constant. Si, par exception, il y a d'autres organes gyratoires, leur force vive est toujours assez faible par rapport à la force vive de l'ensemble ci-dessus pour qu'on puisse en faire abstraction; de sorte que l'on peut considérer une machine à pièces oscillantes comme ne renfermant qu'un seul système d'organes à rotation continue.
On s'arrange toujours de manière à réduire autant que possible la masse et la vitesse des pièces oscillantes, de sorte que leur force vive reste toujours une petite fraction de celle des pièces tournantes.
Pour restreindre dans certaines limites les variations des vitesses angulaires des organes gyratoires, on établit sur l'un des arbres une roue appelée volant [Jig. io5 et io6).
Afin de ne pas donner à un volant, pour un moment d'iner^ tie déterminé, un poids trop considérable, on dispose les éléments de sa masse à la plus grande distance possible de l'axe de rotation, et c'est ainsi que l'on est conduit à donner à la pièce la forme d'une couronne circulaire reliée à l'arbre par des bras dont l'axe de figure est généralement rectiligne.
On monte généralement le volant sur l'arbre animé du mouvement le plus rapide, afin que, pour une valeur donnée de sa force vive, son moment d'inertie et par suite sa masse soient portés à leur plus faible valeur.
Dans son Cours de Mécanique appliquée aux machines^
bis TOLIKTB.
PoDcelet fait remarquer que les résistances ont pour effet, en général, de diminuer les plus grands écarts de la vitesse ou la valeur qu'il serait nécessaire de donner au moment d'inertie
da votant si elles n'exlstaieni pas, et par conséquent, en tes négligeant, on doit être certain d'obtenir pour le volant des B plus que suffisantes.
l66 QUATRlkHS PARTiB. — CBAPITRB II.
Soient
dit, (ùj les vitesses angulaires minimum et maximum de l'arbre du volant;
û = — ' la vitesse angulaire moyenne de cet arbre (vitesse
de régime), qui est une donnée de la question ;
- une fraction également donnée, et qui sera d'autant plus
petite que Ton voudra ot>tenir une plus grande régularité dans le mouvement ('].
La condition que l'on se propose de remplir est que Técart maximum de la vitesse angulaire soit au plus égal à la fraction - de la vitesse angulaire moyenne ou que
d'où, en prenant le signe inférieur,
Soient
0 l'angle décrit par un rayon de l'arbre à partir d'une position déterminée de ce rayon ;
dO (k)= -ij la vitesse angulaire correspondante;
&>• la valeur de cette vitesse pour 6 = 0; 6 le travail des forces extérieures motrices et résistantes développé à partir de 6 = o ;
1 le moment d'inertie du volant, qu'il faut déterminer de manière à satisfaire aux conditions (i).
La force vive des pièces tournantes est de la forme aci>', a étant une quantité connue, et, en posant