‹ Traité de mécanique générale, comprenant les lecons professées à l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 43 sur 98 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

7&. Il arrive dans la plupart des machines que, par suite d'exigences particulières, le travail utile doit rester pendant un temps, plus ou moins long, tantôt au-dessous, tantôt audessus de la valeur pour laquelle la machine a été établie : c'est ce qui arrive, par exemple, si, la machine ayant pour objet de faire fonctionner à la fois plusieurs outils, on vient à en diminuer ou à en augmenter le nombre.

Pour éviter les effets nuisibles d'une trop grande augmentation ou diminution de vitesse, il faut réduire ou augmenter le travail utile et, par suite, l'énergie de la force motrice. Cette variation d'intensité, pour les moteurs inanimés, se produit à la main, ou automatiquement, à l'aide d'un mécanisme appelé régulateur, qui agit sur le distributeur de la force motrice, la vanne d'une chute d'eau, ou le robinet ou la valve d'une conduite de vapeur, par exemple, lorsqu'on emploie pour force motrice le poids de Teau ou la pression de la vapeur. Pour simplifier le langage, nous supposerons dans ce qui suit qu'il s'agit d'une vanne. .

Comme on le voit, le volant et le régulateur remplissent deux fonctions distinctes : le volant a pour objet de restreindre entre certaines limites les écarts de vitesse dus à la présence d'organes oscillants dans la machine, lorsque le travail est régulier, tandis que le régulateur a pour but de limiter les écarts de la vitesse moyenne quand le travail à effectuer est soumis à des irrégularités.

Dans ce qui suit nous ne nous occuperons que des régulateurs le plus en usage.

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