‹ Traité de mécanique générale, comprenant les lecons professées à l'Ecole polytechnique (volume 4)Chapitre 64 sur 79 · VALUATION APPROXIMATIVE DES AIRES PLANES · texte numérisé non relu

VALUATION APPROXIMATIVE DES AIRES PLANES

6), û les vitesses angulaires autour de 0, de OA et de OB, lorsque B trace

le périmètre de Taire ; &>' la vitesse angulaire de AB autour de A.

Le mouvement de AB résulte de la rotation u' et de la translation or perpendiculaire à OA ; de sorte que la vitesse U du point B est la résultante des deux vitesses w' r', wr respectivement perpendiculaires à AB et à

OA ; or les composantes de U suivant R et sa perpendiculaire étant -r- ) îiR, on a, en appelant a, a! les angles AOB, ABO,

w r sma' — ursma = -r-,

dt

oi'r^COSotf -+- wrcosa = HR

OU, en abaissant la perpendiculaire AI sur OB,

«' - « = -' '-^ , w'.BI - w.OI = ftR; AI (U '

d'où Ton tire

/=^-^Ai7S^=^"-*-R7S-'^^"'

w = il — — — - cotx .

La vitesse Y du point G, estimée perpendiculairement à AB, égale à la vitesse de la roulette à sa circonférence, est la résultante de — ao>»^ et de

la composante correspondante — wrcosOAB de la translation wr; la composante longitudinale de cette translation ne produit qu'un glissement de la roulette dont nous n'avons p^s à nous occuper. Or, dans le triangle AOB, on a

cosOAB = - =^ —

2 rf'

par suite

V = W ; rtW

ou, en remplaçant w, w'' par leurs valeurs (i), 2 V = -, T:—r\ 1 COta'-f-acota)-

Soient

Rj le rayon vecteur correspondant au point de départ de la pointe B, et ô<, Tangle qu'il forme avec Taxe fixe Ox;

384 QUATRlfeMK PARTIE. — CHAPITRE VI.

A Taire décrite par OB, lorsque le rayon vecteur et son inclinaison sont

devenus R et 0 ; 0" le chemin parcouru par la circonférence de la roulette.

On a

et la relation (2) devient

dk = f'dfi^ 'l±jl±2!irLd(i-\-M f^'^'''""'''cota^-t-fl/-'cota^

d'où

j ( COta-+-û/- cota) -=r-

On déduit facilement du triangle AOB les valeurs de cota' et cota en fonctions de R; mais, ces expressions renfermant en dénominateur des radicaux du second degré dans lesquels se trouve R au quatrième degré, l'intégrale du second membre de l'équation ( 3 ) dépend des transcendantes elliptiques ; Tessentiel pour nous est de reconnaître que cette intégrale est de la forme /(R) — /(R,), de sorte que l'on a

/^-+- 7^*-4- lor'

(4) A = r-a-H^^^;^^^^ (e,QJ-/(R)^/(RJ.

S'il s'agit de l'aire d'une courbe fermée, 0 et R redevenant 0^ et R,, on a

(5) A = rVC).

Supposons que l'on veuille faire en sorte qu'à un tour de la roulette corresponde l'unité de surface, soit le centimètre carré, pour fixer les

(*) On peut arriver immédiatement à Téquation (5) par les considérations suivantes :

Soient {fg, 179)

OABC, O'A'B'C deux positions infiniment voisines de la partie mobile de l'instrument ; K le milieu de AB;

I, L les points d'intersection des perpendiculaires élevées à AB aux points K et C avec la direction de A'B';

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