‹ Traité de mécanique générale, comprenant les lecons professées à l'Ecole polytechnique (volume 4)Chapitre 66 sur 79 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

GÉNÉRALITÉS

139. Les chronomètres sont de véritables machines, telles que nous les avons définies au n"* 2, à cela près qu'ils ne comportent pas de résistance utile.

La force motrice est un poids» pour les horloges, et est emmagasinée dans un ressort emprisonné dans un barillet pour les pendules et les montres*

Le régulateur ou balancier^ qui doit autant que possible être animé d'un mouvement alternatif isochrone, est le pendule pour les horloges et les pendules de salon, et le balancier avec son ressort spiral pour les montres; il y a de plus une pièce d'une nature particulière à laquelle on a donné le nom d'échappement. La transmission proprement dite consiste en un corps de rouages.

Dans les chronomètres, une roue dentée, mise directement en mouvement par la force motrice, engrène avec un pignon faisant corps avec la roue dite roue du centre; ce pignon est monté à frottement dur sur un arbre qu'il entraîne dans son mouyement de rotation. La roue du centre fait marcher un pignon ayant le même arbre qu'une roue (première moyenne), qui engrène elle-même avec un deuxième pignon dont l'arbre entraîne dans sa rotation une autre roue {seconde moyenne).

388 QUATRiftHB PABTIB. ^ CHAPITRE I.

Enfin, celte dernière engrène avec le pignon de la roue d'é^ chappement dont les dents sont successivement retenues et laissées libres par Y échappement; cet organe, qui est animé d'un mouvement circulaire alternatif, se trouve en relation immédiate avec le balancier qui est également animé d'un mouvement circulaire alternatif. L'échappement a pour effet de déterminer dans le corps de rouages un mouvement varié et intermittent tel, que la vitesse angulaire moyenne de la roue du centre reste constante dans les derniers éléments du temps que l'on se propose de mesurer.

La vitesse angulaire de l'arbre moteur ou du barillet doit être très-faible, afin que l'appareil puisse fonctionner un temps suffisant pour que le remontage [oi^évdXxon qui consiste à emmagasiner la force motrice) ne soit pas trop fréquent pour devenir une sujétion. D'autre part, pour que l'on puisse arriver à des intermittences bien régulières, il faut que l'échappement, dont nous étudierons ultérieurement les différents systèmes, ait un mouvement suffisamment rapide, ce qui explique la nécessité de multiplier les engrenages.

On s'arrange de telle manière que, en réglant convenablement le mouvement du balancier, la roue du centre fasse une révolution par heure, et que Tune des extrémités de son arbre puisse recevoir V aiguille des minutes au delà du cadran ; l'autre extrémité, dans les montres, est terminée par un carré destiné à pouvoir recevoir une clef pour la mise à l'heure. Au même arbre se trouve fixée une autre roue qui engrène avec une roue d'un même nombre de dents dont l'arbre est muni d'un pignon; ce pignon met en mouvement une troisième roue tournant autour du même axe que la roue du centre et qui a douze fois plus de dents que le pignon. Cette dernière roue fait corps avec un canon enveloppant sans frottement l'arbre des minutes et terminé par Vaiguilie des heures. Il est aisé de voir que cette combinaison rend de même sens la rotation des deux aiguilles et qu'elles marchent sur le cadran dans le rapport voulu. En agissant sur le carré de l'aiguille des minutes, l'arbre tourne dans le même sens que la roue du centre qui, sans participer à ce mouvement, continue à se mouvoir sous l'action de la force motrice. On peut ainsi mettre le chro-

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nomèlre à Theare sans modifier d'une manière appréciable le mouvement permanent du mécanisme.

Les tourillons des arbres sont maintenus» d'une part, dans un disque appelé platine^ auquel est fixé le cadran, et de l'autre soit au moyen d'une autre platine {petite platine), soit par des espèces de consoles appelées ponts et fixées, à Tune de leurs extrémités, sur la platine par des vis. Les platines et les ponts sont les équivalents des paliers des machines industrielles.

390 QUATRlfeHB PARTIE. — GHAPITRB II.

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