CHAPITRE VI
TRANSFORMATION D'UN MOUVEMENT CIRCULAIRE CONTINU EN UN MOUVEMENT RECTILIGNB INTERMITTENT DONT ON PEUT, DANS CERTAINES LIMITES, FAIRE VARIER LA LOI A VOLONTÉ OU AUTOMATIQUEMENT.
§ I. — Coulisse Stephenson.
il. Description, — La disposition dont il s'agit, et dont nous allons donner la description, est représentée en projection
Fig. 8a.
verticale et en plan par les^g*. 82 et 83. lAjig. 84 est Téquiva-
TRANSFORMA.TION d'uN MOUTBMBKT GIRGULÀinB GOlfTINU, BTG. IO9
lent de la première de ces figures; seulement les organes n'y sont indiqués que par leurs axes de symétrie. Soient
O la trace verticale de Taxe de rotation de la machine, avec laquelle coïncident les centres de deux excentriques circulaires identiques, dont les excentricités sont OA et OA';
Fig. 8^.
îî'b'
AB, A'B' les barres, égales entre elles, de ces deux excentriques;
BB' une coulisse circulaire articulée par ses extrémités B et B' à celles des barres ci-dessus;
OE la direction du mouvement rectiligne que l'on veut obtenir et dont la direction passe par 0.
La tête E de la tige est articulée à un coulisseau qui s'engage dans la coulisse.
Au point D de la coulisse est articulée une bielle CD dite de relevage ou de suspension^ articulée elle-même en C au levier coudé CFA, dont Taxe est F; KN est une tringle articulée à l'extrémité K de ce levier et en un point N d'un levier droit LP, dit de commande, ayant son axe en L et terminépar une manette en P; ce levier est à la disposition du mécanicien pour faire varier, selon les circonstances, la position de la
IIO QUATRIÈME PARTIS. ~ CBAPITRB YI.
coulisse; ce même levier est muni d'un verrou longitudinal maintenu par deux guides, terminé vers P par une manette, qui tend à s'éloigner de ce point par l'action d'une lame de ressort. En rapprochant à la main les deux manettes, on peut déplacer à volonté le levier de commande et le fixer en lâchant la main, de manière à laisser pénétrer le verrou dans l'une des encoches de l'arc RS. Ainsi, pour chaque position de la coulisse, le point C est fixe.
La lettre Q désigne un contre-poids adapté à l'extrémité du prolongement de CEF, et qui équilibre autant que possible, dans chacune des positions de LP, le poids de la coulisse et la composante des poids des barres d'excentrique agissant sur C, de manière à rendre plus facile la manœuvre du levier de commande. On dit que la coulisse est à son point mort lorsque son milieu se trouve sur la direction de OH.
Il est clair que, si B ou B' se trouve sur OE, la tige n'obéira qu'à l'influence de la bielle AB ou A'B', comme si elle était isolée, et que si E est suffisamment près de B, l'influence de AB sur le mouvement alternatif sera prédominante.
Dans certaines circonstances, au lieu de laisser les deux barres d'excentrique ouvertes comme l'indique la ^g. 80, on les croise, c'est-à-dire qu'elles sont alors représentées par les droites AB', A'B. Mais nous ne considérerons que le premier cas, sauf à faire ressortir, quand il y aura lieu, les modifications qu'il faudra faire subir à la théorie pour qu'elle s'applique au second.
42. Théorie géométrique, — Le centre instantané de la coulisse, qu'il s'agit de déterminer, se trouve en un certain point T de CD; en le supposant connu, le centre instantané de AB sera déterminé par l'intersection S de OA et BT; celui de A'B' sera de même au point de rencontre S' des directions de OA' et TB'.
Il suit de là que, en désignant par on la vitesse angulaire de
OA l'arbre 0, la vitesse angulaire autour de S est w -70-'^ la vitesse
Ao
TRÀICSFOBIIATION D UN MOUTBHBZIT GlftCCLÀllB 0011X1110, BTG. II I
OA
du point B est Cl) j^ SB; la vitesse angulaire &)' de la coulisse
autour de T est