C0SSTRCCT10TS ET SOLIDITÉ DES PIÈCES DE HAC11IXES
84. Tourillons et coussinets. — Les tourillons sur lesquels une roue doit tourner sont adaptés tantôt à des arbres en fer , et tantôt a des arbres en bois. Dans le premier cas ils font corps et sont coulés avec l’arbre, parce qu’en général un arbre en fer de grandes dimensions coûterait trop cher s’il était forgé. Mais lorsque l’arbre est en bois, les tourillons en fer, qui sont toujours°préférables aux tourillons en bois, sont réunis à ces arbres de plusieurs manières.
1° Tourillon à équerre ou à talon. — Le plus simple des dispositifs, ordinairement mis en usage dans les moulins, consiste à pratiquer dans l’arbre, depuis la circonférence jusqu’au-dessous du centre, une entaille capable de recevoir la partie carrée qui forme le prolongement du tourillon (fig. 419). Cette même partie carrée est de plus coudée en équerre à son extrémité, pour se loger dans une mortaise creusée au fond de l’entaille , puis on frette l’arbre dans la partie qui avoisine le tourillon.
2° Tourillon à quatre bras. — Une autre disposition consiste à armer le tourillon de quatre bras qui se réunissent autour d’un petit épaulement et qui sont coulés d’une même pièce avec le tourillon. Les bras sont serrés contre l’arbre par des boulons dont l’écrou est noyé dans l’epaisseur de la piece 'fio-. 420). La tète de chaque boulon du côté des bras est carrée pour qu on puisse le tourner avec une clef dans son écrou ; chaque boulon est introduit par une mortaise pratiquée dans l’arbre à la distance convenable. On bouche ensuite cette mortaise et on frette.
go Tourillon à ailes. — Quelquefois les tourillons portent deux ou quatie
DES MACHINES ET DES MOTEURS, mies en fonte minces de deux pouces, qui s’enfoncent jusqu’à vmgt pouces dans deux ou quatre entailles pratiquées à IV ! ^ ^ 0U
bre (fig. 421). Lorsque les ailes sont Wées dans ie - * ■„ r6mite de 1?ar '
on serre l’arbre avec des frettes. ° Ur= ’ entai es res pectives ,
4” Tourillon à ailes réunies par un anneau. — Je m „-i,
siste à réunir les ailes par un anneau très-énais A’ 1Spositlf considérable que celui de l’arbre, et à chasser des ê 1 ‘ ametre pIus con ' neau (%. 422). ^ entre et l’ an -
I! faut établir les tourillons bien concentriquement avec l’axe do 1 ’ , et , s’il se peut, les tourner mis en place ‘ d 1 ari)re >
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et d. 16 d etam , forme une composition fort dure, tes demi-coussinets dont ,1 est d abord ,ue.t.on , s'emploient quand I. tourillon ne ,.„d à sorttr (fig. 4»), autrement on !.. compose d, deua demi-cerele, nnfl opposes par „„ même d.amétre. Si les „nt. ne sont que m.menbj, , contente d une s.mple bride an-dessns d'nn demi-oonssinet. Bn coussin,, d,
ce te dermere espece est enc.strd an moyen de eaies sur une pièce d, bois qu on nomme plumard. *
Les coussinets doubles reposent entre deux montants de fonte coulés sur une semelle fixée au plumard par deux boulons- les montants sont garnis chacun extérieurement d’un épaulement destiné à recevoir dans le moment de la coulee un boulon à vis (fig. 424). C’est dans ces derniers boulons que pénétré une bride supérieure qui appuie sur le double coussinet par un talon P ace au milieu de cette bride, et qui est serrée par deux écrous adaptés ux boulons des épaulements accolés à chaque montant. Enfin, pour què es coussinets ne glissent point dans les montants parallèlement à l’axe du ourillon , on garnit chaque montant d’une oreille qui est engagée dans une ramure verticale pratiquée à la surface latérale des coussinets.
Quand la vitesse des tourillons n’est pas très-grande, on peut les faire en °Js e gaiac ou de cormier, ou de sorbier desséché et bouilli dans l’huile e h n. La meilleure graisse est le suif.
Enfin , lorsque les supports de coussinets doivent être très-hauts on évide a semelle en iorme de voûte.
^ 8 °‘ Dlmenston s des tourillons. — Tredgold donne aux tourillons une longueur égalé aux 0,85 du diamètre. Cette longueur, qui n’influe nullement sur a résistance du frottement , car ce dernier est indépendant de la grandeur de la surface; cette longueur, dis-je, n’est point indifférente pour la résistance du tourillon à la rupture. Pour calculer son diamètre , il faut supposer que le tourillon ne pose que par un point sur l’extérieur du coussinet , et que la pression qu’il y éprouve tend à le rompre autour de son collet