‹ Traité de mécanique industrielle (volume 2)Chapitre 97 sur 132 · ÉPAISSEUR · texte numérisé non relu

ÉPAISSEUR

DE LA HERVURE

en centimètres.

ISO

La première colonne de ce tableau contient les efforts tangenüels à une roue; la deuxième, la largeur ia plus grande du milieu du rayon dans le sens du mouvement ; la troisième , l’épaisseur ou la saillie de la nervure qui fortifie le rayon. Pour avoir ces mêmes dimensions pour une roue d’un tout autre rayon qu'un mètre , on les multipliera par \/ r, r étant le rayon donné. On pourrait encore ici calculer ia largeur des rais par les formules précédentes , en supposant que la rupture se fasse à la base des rais, et que son extrémité du côté de la jante soit sollicitée par l'effort de la couronne. A la rigueur , comme les rais sont au nombre de six, on ne devrait prendre que le sixième de cet effort.

Tredgold suppose qu’on donne aux rais une épaisseur perpendiculaire au plan de la roue , et égale au tiers de l'épaisseur de la jante mesurée perpen diculairement à Laxe; mais il n’indique pas cette dernière dimension. On fait volontiers l’épaisseur de la jante égale à cinq centimètres pour les grandes roues de quatre à six mètres, et à deux ou trois centimètres pour les petites roues d’un mètre. Dans tous les cas elle ne sera jamais moindre que l’épaisseur des dents , afin qu’elle soit en rapport avec la puissance qui sollicite la roue.

L’épaisseur de la jante des roues en fonte doit aussi être déterminée par la considération du retrait de la fonte lors de la coulée, et être mise en rapport avec les dimensions des bras, lorsque ceux-ci doivent être coulés avec la jante. Il nous semble que les rapports les plus convenables sont ceux qui permettent à la jante et aux bras de se retirer également pendant le refroidissement. Or , il est certain que la couronne et les bras tendent alors à diminuer à la fois dans la proportion de la longueur de ces derniers ; de sorte que , si le refroidissement s’opérait suivant la même loi , tant pour les bras que pour la jante, à chaque instant, ou si le retrait était proportionnellement le même , il n’y aurait ni tension ni traction réciproque des jantes sur les rais; tout se retirerait ensemble. A cet effet on remarquera que la chaleur contenue à l’instant de ia coulée est proportionnelle au volume de chaque partie , et le calorique qui s’échappe proportionnel à la surface extérieure de refroidissement. Si donc le rapport du volume à la surface est le même pour les rais et pour la jante , la pièce se retirera également dans toutes ses parties. Calculant, par conséquent, le volume et la surface de la jante, puis ceux des rais, on verra si les rapports respectifs du volume à la surface sont les mêmes. On aura soin dans cette recherche de tenir compte de la surface développée des nervures. Cette règle apprend que la largeur moyenne des rais doit être presque égaie à la largeur de la jante estimee parallèlement à l’axe , lorsque les épaisseurs des rais sont les mêmes que celles de la couronne.

Quand la roue est grande , ou qu’elle a quatre mètres et au delà , on fait la jante d’une seule pièce, et on y assemble 'les bras au moyen de clefs et et e-

DES MACHINES ET DES MOTEURS, triers boulonnés , ainsi qu’on le voit sur la figure 4.9Q K,,

en bois ou en fonte. Dans le premier c-'s - 5 P eilV8 nt être

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Lorsque les bras sont en fonte, ils font corps avec le manchon Souvent les roues fort larges sont soutenues par pl„,i,„„ „ „„

plusieurs systèmes de bras. 1

Enfin, si la roue tourne fort vite, et si la jante est épaisse et composée de plusieurs morceaux , comme les volants, la force centrifuge fait effort

pour détacher la jante. Cette action est égale à ï X ï! ; et , daJcette expres-

sion, P représente le poids de la jante, V sa vftesJ, et r son ravon. Ces morceaux de jante sont réunis entre eux par des liens de fer encastrés et boulonnes, et attachés avec les bras au moyen d’étriers boulonnés.

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