XIX
MOULIffS A VEUT.
104. Idées sur les divers moulins mus par h veni. — - On distingue diverses sortes de moulins à vent ; les uns tournent autour d'un aie vertical, et les autres autour d'un axe horizontal. Ces derniers , malgré les inconvénients qu'ils offrent à certains égards , sont jusqu'à présent les seuls dont on fasse usage dans la pratique , parce qu'à dimensions égales ils produisent un effet qui est au moins octuple de celui des* outres. Cette différence est due à ce que, dans le moulin à axe horizontal , ta surface totale des aiîes est en prise auvent et Test d'une manière utile pour l'effet. Dans le» moulins a axe vertical, au contraire, il n'y a qu'une aile qui reçoive faction du vent dans la direction même du mouvement, et si les autres ailes sont à la fois en prise, les actions du vent sur elles occasionnent des résistances qui détruisent une partie de reflet. Tel est le cas des roues qu'on nomme pattèmm (fig. 523) et dont les ailes sont formées de surfaces coniques qui présentent ï faction du vent tantôt leur concavité et tantôt leur convexité, de telle sorte que la roue ne marche qu'en vertu de P excès de l'une des actions si Paulre*
Dans les moulins dits à tm polonaise {Gg. 524) ^ l'axe vertical de la roue est armé de plusieurs ailes rectangulaires qui tournent dans une enveloppe cylindrique dont une partie est supprimée pour permettre l'accès au ve dans la direction la plus convenable.
La disposition la plus ingénieuse dans les moulins k axe vertical est celle qui consiste dans des ailes verticales rectangulaires recevant de l'arbre un mouvement tel qu'elles s'orientent de la manière la plus avantageuse dans leur mouvement de transport aulour de l'axe: mais ce système exige des combinaisons assez compliquées* Il ne sera ici question que des moulins ordinaires à axe horizontal dont l'effet a été étudié par Smeaton et pa Coulomb .
] 65. Moulin à axe horizontal* — La roue d'un moulin à axe horizonti (fîg. 525 J , qu'on nomme volant , porte quatre bras ou rayons de trente-stJ pieds de longueur environ , perpendiculaires à l'arbre du mouvement et sur lesquels est une aile plus ou moins inclinée par rapport au plan du mauve ment de la roue. Ordinairement , on donne à cette aile la forme d'un i t angle, et au lieu de la composer d'un seul plan , on la construit en surfu gauche dont les éléments sont perpendiculaire* à la direction du bras cor pondant. Ce bras est lui-même à peu près rectiligne, de façon que la surfac des voiles appliquées sur les lattes qui TeçTè&emmV ta* Cantatrices de celt surface â offre une certaine concavVlé ^ ï^cWqu &» \ot\» VacVnç fcs»\*