‹ Traité de mécanique rationelle: comprenant la statique comme cas particulierChapitre 23 sur 81 · LOIS DE I.A NATURE. S · texte numérisé non relu

LOIS DE I.A NATURE. S

se décomposerait dans les divci'ses lois qu'elle devrait coni~ prendre. £d tous cas, une telle transformation n'aui-ait pas d'utilité réelle, puisque les principes actuels se prêtent avec une suffisante sioiplicité à la constitution de la science mécanique.

Il est plus vraisemblable, au contraire, que le nombre de ces lois sera ullérieuremeut augmenté; car la toi de réaction est évidemment impuissante, par suite mémo de son extrême généralité, à permettre de tenir convenablement compte des forces naturelles, surtout en ce qui coucenie celles qui déterminent la manière d'élrc des différents corps. Tout ce que nous «avons, en effçt, par cette loi des forces intérieures qui régissent les parties constitutives des corps, c'est qu'elles sont deux à deux égales et contraires. Mais rela ne nous éclaire pas suffisamment sur une foule de phénomènes mécaniques, tels que Véla»licité pour les corps solides, le frottement pour tous tes corps en général, la compresiibilite pour les fluides, la raideur pour les corps flexibles, etc., etc. Il est donc à désirer que pour ces diverses parties, encore obscures, de la mécanique, on établisse des lois expéi'imentales, moins générâtes que celle de la ri'-action, auxquelles on puisse ensuite appli(iuer tes procédés mathématiques pour en faire sortir des résultats en concordance avec les faits directement observés. C'est à cela du reste qu'on a été conduit, comme nous le verrons plus tard, pour la mécanique des fluides.

Cette digression n'était peut-être pas inutile pour montrer la destination véritable et la portée des lois fondamentales que nous avons exposées.

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