‹ Traité de mécanique rationnelleChapitre 72 sur 80 · THÉORIE DU MOUVEMENT DES MACHINES · texte numérisé non relu

THÉORIE DU MOUVEMENT DES MACHINES

A l’aide d’un volant adapté ti l’un des arbres d’une machine, on atténue autant qu’on veut les augmentations et diminutions de vitesse, occasionnées par les excès alternatifs des travaux moteur et résistant l’un sur l’autre ; mais il n’en résulte pas que le mouvement de la machine, considéré dans son ensemble, et abstraction faite des variations périodiques qu’il présente, ne puisse pas s’accélérer peu à peu, de manière à atteindre une rapidité excessive au bout d’un temps assez long, ou bien qu’il ne puisse pas se ralentir progressivement, de manière que la machine Baisse par s’arrêter tout à fait. Pour que le mouvement d’une machine s’effectue avec une vitesse moyenne qui reste toujours la môme, il faut que la valeur moyenne du travail moteur soit égale à la valeur moyenne du travail résistant, pendant un nombre quelconque des périodes dont se compose le mouvement de la machine. On parvient à établir cette égalité des travaux moteur et résistant, considérés en moyenne pendant un temps plus ou moins long, en employant des appareils dits régulateurs^ parmi lesquels on peut citer, comme type, le régulateur à force centrifuge. Ces appareils, changeant de forme suivant que la machine marche plus ou moins vite, agissent par cela même sur des organes spéciaux, à l’aide desquels ils augmentent ou diminuent le travail moteur, de manière à le mettre toujours en rapport avec la grandeur du travail résistant à vaincre.

Ainsi les régulateurs servent à conserver à la vitesse de la machine une valeur moyenne qui soit toujours la môme ; et les volants sont destinés à empêcher que la vitesse de la machine ne s’écarte trop de cette vitesse moyenne, soit en plus, soit en moins, suivant que le travail moteur est momentanément plus grand ou plus petit que le travail résistant correspondant.

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