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QUATRIEME PARTIE. — CHAPITRE V. aSj

VIL MOUV^MEIÎT DE l'air DANS UN TUYAU.

312. Nous supposerons que Tair se déplace par tranches perpendiculaires à Taxe du tuyau, en sorte que les molécules, primitivement dans un même plan perpendiculaire à l'axe du tuyau, y restent encore après un temps quelconque. Prenons le plan O {fig^ 4'» P* 202) pour plan origine; soit OM = x. Considérons une tranche MN d'épaisseur dx'^ donnons à la face M de cette tranche un déplacement MM' = 11; la face N prendra un déplace-

ment NN' = 11 + — dx^ en sorte que l'on aura

dx OU bien

au I au \

du

On voit donc que --r dx est la dilatation de la Ion-

uX

gueur dx\ — sera donc la dilatation de Tunité de longueur du tuyau. Ceci posé, en appelant p la densité initiale de l'air, et p' la densité à l'époque t correspondante au déplacement u, et en désignant par &) la section droite du tuyau, la loi de Mariotte nous donne la relation

d'où l'on tire

/ du\ ptadx z=zp^(ù{i-h-j-\dx^

r du

La dilatation — est ordinairement faible; on peut

238 TRA-ITÉ DE MÉCANIQUE RÀTIOirirELLB.

donc écrire

en négligeant les puissances de — i la pression qui s'exerce

par unité de surface à Tépoque t sur le plan A, sera proportionnelle à p'*, on peut la représenter par a*p', ou par

Ceci posé, considérons une tranche d'épaisseur dx. Sur sa face antérieure il s'exerce à l'époque t une pression

sur la face opposée nous trouvons la même pression augmentée de sa différentielle, mais agissant en sens inverse, ou .

ou bien

La force qui sollicite la tranche en question se réduit i la somme algébrique des pressions que nous venons de calculer, ou à

^ dx^

La masse de la tranche est poadxy sa force d'inertie est

pùidx.

d^x IF

QUATRIÈME FAUTIE. — CHAPITRE Y. aSp

Téquation du mouvement de la tranche en question est

ainsi

d^u du*

a^ùiû — -— da: = »p — r-— dx^ ^ dx* ^ dl*

ou bien

dx* di^

Cette formule pouvait se déduire immédiatement fts formules de Cauchy, § IV, formule (lo) : il suffisait, pour cela, de faire >î = o, Ç = o -, la première formule devenait

'dF = ^^^^^d^'

LHntégrale générale de Téquation (i) est, comme Ton sait,

<f et ^ désignant deux fonctions arbitraires. Pour déter<miner ces fonctions, il faut se donner les circonstances

initiales du mouvement , c^esl-à-dire la valeur de -r et

dx

3 du ^ 1 • •

de — pour t= o, par exemple, ou, ce qui revient au

même, la dilatation initiale et la vitesse initiale de chaque tranche. Soit donc, pour t = o,

/ «k . du - . . du ^ , ,

En dîjBférentiant la formule (a), on a

-^ = y'(jp ■+- at) -+• ip' (or ■+- at) ,

^ = fl [[ff'{x -f. at) - f (a: - at)].

Si Ton fait t = o, il vient, en vertu des formules (3),

d'où Ton lire

f(x) = i[/(*)-iF(*)].

L'intégration fera alors coonaitre ^{x) et <^(x), et l'on anra

par 3uite, en changeant x en x -^ at el en x — at^ puis en tenant compte de la formule (2),

/ /% x--\-at /% X — at \

(4) « = ?(o)+>Ko) + -U^ -^^'^"^'"^i «^^'^"^O

F(«)fife.

at

Supposons, pour fixer les idées, que le tuyau soit illimité dans les deux sens, et que l'on donne un petit ébranlement circonscrit entre les limites a: = o et x = A ;

alors, pour ^ = 0, a, — =y(a:) et — = F(x) seront

nuls excepté pour o<C^x<^\. Si l'on fait alors t = o, a: = o dans la formule (4), on trouve

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