QUATRIEME PARTIE. CHAPITRE I
contraire, la force vive ne se perd pas, car sa variation est égale à la somme des travaux des forces tant intérieures qu'extérieures. Si nous négligeons les forces extérieures, on voit que le travail des forces intérieures est nul, car si Ton considère deux points situés à la distance r l'un de l'autre, si Ton désigne par /"leur action mutuelle, le travail des forces élastiques seraSyyJr. Or, dans cette intégrale, les éléments sont égaux deux à deux et de signes contraires, car pendant la période où le corps revient à l'état naturel, /repasse par les mêmes étais de valeur que pendant la déformation, mais dr a changé de signe. Ainsi le travail des forces élastiques est nul, et il n'y a pas de perte de force vive dans le choc des corps élastiques.
Nous n'avons pas besoin de faire remarquer au lecteur tout ce que ce paragraphe contient de théories inexactes et vicieuses provenant d'hypothèses tout à fait inadmissibles. Il n'existe pas dans la nature de corps solides mous-, qui dit corps solide, dît corps invariable de forme, et par conséquent les solides ne sont ni mous, ni élastiques. Si alors on a affaire à un corps mou ou élastique, les liaisons sont variables, elles sont fonctions des vitesses et se modifient non pas brusquement, mais en vertu des forces moléculaires continues mises en jeu par le phénomène du choc 5 aussi ne faut-il pas s'étonner que les théorèmes précédents ne puissent pas se vérifier par des expériences délicates.