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CHAPITRE XXXV. — THÉORIE DES TOURBILLONS

Pour que le problème ainsi posé ait une solution, il faut évidemment que les fonctions données £, 7|, Ç vérifient identiquement la relation

. % <h) ôl

(2I) ^ + ^dl=0'

qui résulte immédiatement des trois équations (18). Nous supposerons que cette relation ait lieu.

On peut alors établir la proposition suivante :

Si le vase est simplement connexe, les trois conditions indiquées déterminent complètement le problème, en ce sens que celui-ci n'admet qu'une solution.

En effet, supposons un instant qu'on puisse trouver deux systèmes de fonctions u{< ^,, W\ et u2l t>2j Wa remplissant les trois conditions indiquées. D'abord, en écrivant que les conditions (i 8) sont vérifiées par les deux systèmes de fonctions, et retranchant membre à membre, on a les trois conditions

à y ôz

qui montrent que les différences u{ — w2, v{ — r2, wK — iv-2 sont les dérivées partielles d'une même fonction ®(x, y, z) :

ôo d<i> d'ï

Uy — U% = -r± j Vy Pg = -— 5 WX Wn = —• •

ox dy oz

Ensuite, en écrivant les deux équations de continuité (19) et retranchant membre à membre, on a

ox oy oz

ou encore

Acp = o.

Enfin, sur les parois du vase, on a, d'après (20),

(Foù, en retranchant,

do r)cp do

dx dy ' (?2

c'est-à-dire

do

la dérivée étant prise suivant la normale à la paroi.

Dès lors, si le vase est simplement connexe, on voit, par un raisonnement identique à ceux des nos 763-764 du paragraphe précédent, que l'intégrale

/ ( il [ — Ui ) dx -f- ( r [ — v-2 ) dy -+- ( «> i — <v2 ) dz

est nulle le long de toute courbe fermée tracée dans le vase et, par suite, que © est uniforme dans le vase.

Cette fonction uniforme co est alors, dans le vase, une fonction

harmonique partout finie et telle que -~ soit nul sur les parois :

cette fonction est constante (n° 591). Donc les dérivées partielles de z> par rapport à or, y, z sont nulles et l'on a

la solution est unique.

La conclusion serait la même si le vase était indéfini, car le

, , , „. n . do do do . ,

mouvement étant suppose nul a I infini, -^, ~t ~ seraient nuls a

11 àx dy dz

l'infini et la fonction harmonique uniforme ce serait encore constante dans le vase.

Remarque sur le cas où le vase ne serait pas simplement connexe. — Si le vase était à connexion multiple, les conditions indiquées ne suffiraient plus à déterminer complètement le problème. Prenons, par exemple, un vase doublement connexe, comme un tore (ftg- 336). Pour pouvoir affirmer que les deux solutions U\ , r,, wt et «2, c2, w2 sont identiques, il faudrait, en outre, leur imposer cette condition que l'intégrale

(iï) ! (iii — u2) dx -h (vi— c2) dy h- (ir, — w>2) dz,

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