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CHAPITRE XXIX. — ATTRACTION. POTENTIEL

les intégrales étant étendues à tons les éléments attirants dni. Considérons alors la fonction de #, y, z

la règle delà différentialion sous le signe / , provisoirement admise, donne immédiatement

X = /£, T=ff, Z=ff.

J dx ày J ôz

La force R du champ dérive donc de la fonction f\J.

De même, l'attraction électrique ou magnétique d'une masse électrique ou magnétique continue, sur un point P de masse unité, dérive de la fonction — kl] .

361 . Surfaces de niveau. Lignes et tubes de forces. Flux de force. — Les définitions et les propriétés données plus haut pour les surfaces de niveau, les lignes et tubes de forces, le ilux de force, s'étendent d'elles-mêmes au champ de forces créé par l'attraction d'une masse continue.

562. Équation de Laplace. — Nous avons vu que le potentiel U d'un système de points isolés est une fonction des coordonnées #, y1 z du point attiré P vérifiant l'équation de Laplace

AU = o

tant que le point P ne coïncide pas avec un des points al tirants. On peut donc prévoir que le potentiel d'une masse continue vérifiera également l'équation de Laplace, en tous les points de L'espace situés en dehors des masses attirantes. Pour le vérifier, reprenons l'expression

du potentiel, l'intégrale étant étendue à tous les éléments de la masse attirante. Dans cette intégrale

/• = )/{x — a)*-h(7 — b)*-]-(z — cf,

X,y, z désignant les coordonnées du point attiré et <7, />, c celles de l'élément attirant dm ; dans l'intégration #, y, z sont donc

regardés comme constants et Jes coordonnées a, 6, c de dm varient seules; d'ailleurs les limites de l'intégration sont indépendantes de x,y, z.

Si le point x, y, z est extérieur à la masse attirante, r ne s'annule pas dans l'intégrale, tous les éléments de l'intégrale restent finis et l'on peut appliquer, sans objection, la règle de la difie-

rentiation sous le signe / . On a alors

dm

on a

Calculant de même les dérivées secondes par rapport à x et y, a

AU = / A - dm ,

et comme A- =o (n° 558), on a

L'équation de Laplace est ainsi démontrée. Elle exprime que la divergence de l'attraction est nulle en dehors des niasses attirantes.

563. Lignes, surfaces et volumes attirants. — Les masses continues dont on étudie l'attraction peuvent former une ligne, une surface ou un volume.

En Mécanique céleste, quand on veut étudier les attractions mutuelles des astres, on est conduit à des attractions de volumes. Dans la théorie de l'électricité, on est conduit à des attractions de surfaces, car la matière attirante est alors répartie sur la surface des corps conducteurs. L'attraction d'une ligne n'a pas de signification physique directe, mais on ramène, dans certains cas, l'attraction d'un volume ou d'une surface à celle d'une ligne.

564. Potentiel dune ligne. — Soient ds un élément de longueur

de la ligne, dm sa masse; le rapport -j- = p s'appelle densité

linéaire de la ligne attirante. Cette densité peut varier d'un point de la ligne à l'autre ; quand elle est constante, la ligne est homo-

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