‹ Traite de mécanique rationnelle. -- (volume 4)Chapitre 90 sur 350 · I. - CONDITIONS GÉNÉRALES D'ÉQUILIBRE DES FLUIDES · texte numérisé non relu

I. - CONDITIONS GÉNÉRALES D'ÉQUILIBRE DES FLUIDES

622. Fluides. — A première vue, les corps peuvent être divisés en trois catégories : solides, liquides et gaz.

Solides. — Gomme nous l'avons déjà dit, il n'existe pas de corps absolument rigides ; tous les corps appelés so lides subissent des déformations quand on leur applique des forces dépassant une certaine limite. Si, lorsqu'on supprime ces forces, le corps revient exactement à sa forme et à son état primitifs, il est dit parfaitement élastique. Si, au contraire, lorsque les forces déformantes sont supprimées, le corps reste dans l'état déformé, il est dit parfaitement mou ou plastique. Ce sont là deux états extrêmes qui ne sont réalisés rigoureusement par aucun corps : les solides naturels sont plus ou moins élastiques, plus ou moins plastiques.

Les actions mutuelles entre les molécules d'un corps solide sont de telle nature qu'elles s'opposent aussi bien à l'écartement qu'au rapprochement des molécules; de telle sorte que, suivant les cas, les efforts qui s'exercent sur les éléments de surface d<r pris dans l'intérieur d'un solide sont des tractions ou des pressions.

Fluides. — Les liquides et les gaz portent le nom général de fluides.

Les liquides sont sensiblement incompressibles : ils occupent, par conséquent, un volume constant à température constante. Il en résulte que les actions mutuelles des molécules s'opposent à leur rapprochement; mais elles s'opposent très faiblement à leur écartement. Si l'on considère le système formé par deux molécules d'un liquide en contact l'une avec l'autre, lorsque les résultantes

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