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CHAPITRE XXXIV. — DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS

billon est nul dans une partie de la masse fluide à l'instant initial / i=r o, il l'est dans cette même partie à un instant quelconque t, et, réciproquement, si le tourbillon est nul dans une partie du fluide à l'instant t, il l'est, dans cette même partie, à l'instant

initial.

A l'instant initial, / = o, u, t', w prennent des déterminalions ?/„, <'o: <ï^o qwi sont fonctions des coordonnées initiales «, b, c des éléments fluides dans la région Aç,\ les projections ç, ri, Ç du vecteur tourbillon Q. (n° 710) prennent donc, pour t = o, les valeurs initiales données par les formules

da\, dv,, àuo àwo „ ^ ^ .

(i3) 2i:o=-— -— , 2r,o= — -^> ^-'- da ôb

A l'instant t, l'élément fluide parti du point «, b, c occupe une position X, JK, - et possède une rotation moyenne (ou tourbillon ) de projections

dw dv du ihv ^ r '^ ^

(i4) 2ç = ^-^^-. ^^'-^-J^' ^-- dx dy

Il faut montrer que,, si, dans une partie du fluide, io, '^io, Co sont nuls, il en est de même de ç, "o, X, et inversement. C'est ce que Cauchy a étabU d'une manière simple en montrant que ç, r,, ^sont des fonctions linéaires et bomogènes de io, '^loi ^o et inversement. Démonstration de Cauchy. — D'après les hypotbèses faites dans l'énoncé du théorème, on peut, comme nous l'avons vu dans le numéro précédent, écrire les équations du mouvement

du d(l

dv dO

dw ()Q

dt ~ dx '

irt~ dy'

dt dz

en posant

Nous désignerons, pour abréger, par a', v , w les dérivées -^^- , ^ .

L^^, et nous écrirons les équations du mouvement dt

, àQ , àQ , àQ

Dans ces équations, Q est regardé comme fonction de .r, y, :■, t,

33o ÉQUILIBRE ET MOUVEMENT DES MILIEUX CONTINUS.

mais oc^y^ :• sont des fonctions de «, h, c, t. On a donc

d(l dqdx ^ dq ôy àQ dz da dx da dy Ox ôz ùa

ou.

, d'après (

ûa

.dx da

da

tv'

,ôz da

on

trouve de

même

db ~

,dx db

db

,dz db

Éliminant Q entre ces deux relations à l'aide de la relation

d /dq\ à /dQ'

da \ db / db \ da on a l'équation

du' dx du' dx di>' dy dv' dy dw' dz dw' dz da db db da da db db da da db db da

Si maintenant on remarque que, d'après les théorèmes élémentaires sur l'interversion des dérivations partielles, on a

d /àu\ du' dx d ( àx\ du

dl \àa ) da dt ' dt \da / da

on reconnaît sans peine que le premier membre de (16) est la dérivée partielle, par rapport à t, de la quantité

du dx du dx dv dy dv dy diX' dz dw dz da db db da ' da db db da da db db da

Cette quantité, ayant sa dérivée par rapport à / nulle, est donc indépendante du temps t : elle est égale, pendant toute la durée du mouvement, à sa valeur initiale; or, à l'époque ^ = o, on a

u = Uo, V — vq, (p = H'o, X = a, y = ^, z = c

et, par suite, toujours pour / = o,

dx dx dy dy

^f"'' db''"^' d^^^' db^^' '"'

la valeur initiale de la quantité considérée est donc

àvp dUi, da db

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