‹ Traite de mecanique rationnelle. -Chapitre 108 sur 289 · CHAPITRE XX. — MOUVEMENT D'UN SOLIDE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX. — MOUVEMENT D'UN SOLIDE

cle t et leurs derivees des deux premiers ordres 0', 0". <V restent, en valours absolues, inferieures a une limite detcrminee X. Dans ces conditions, les quantites

p = 0\ gr = d/sin0, pq cotO = <!/0' cos 0. gr2 cotO = 6' 2 sin 0 cos 0

et les derivees ^? ~ rcsleront aussi. en valours absolues, inferieures a at at

une limite determinee X.

Si /-o ctait nul, la force necessaire pour produire ce mouvoment pren-

drait une certaine determination F0(Xo, Y0, o) donnee, a cliaque instant, par les formules (63), ou r0 = o,

/ i A da A Xo=A £+'S

( Y--.- 5 777 + A^cot0;

la grandeur de cette force serait done de l'ordre des quantites

Supposons, au contraire, r0 tres grand par rapport a la limite XL; ( rota- Is* ... . . >

tion initiale tres rapide autour de 0 z); alors la force F capable d'imprimer au point H le meme mouvement sera donnee par les formules (63), et Ton ;iura, par comparaison avec les expressions de X0, Y0.

| Y =Y„— jtqr0:

Des que p et q prendront des valours sensibles, cette force F differera

'lone de quantites ti es grandes de la force Fo qui produisait le meme mouvement de H quand r0 etait nul. On a ainsi l'explication de ce fait que quand on veut, avec la main, changer Forientation de Paxe, on eprouve une resistance inattendue d'aulant plus grande que /'0 est plus

grand. Mais on peut aller plus loin et montrer que la force F est approximativoment, a chaque instant, perpendiculaire au deplacement elemen- Xaire qu'on imprime au point H a cet instant. D'une fa con rigoureuse. le vecteur ayant pour projection X — X0, Y — Y0, o, e'est-a-dire la diff6-

rence giome'trique F — F0, est perpendiculaire au deplacement elemen-

taire <lu point, et ce vecteur differe tr<-s pen en direction do F, car Fo est

2l8 DYNAMIQUE DES SYSTEMES.

ties petit par rapport a F. En eflet, remarquons que la vitesse absolue v du point II de Oz a pour projections sur les axes Oxyz

(G6) ic=qh, Vy^—ph, vz=o.

En remplaeant dans les equations (65) p et q par leurs expressions en fonction de vx et c, , on a

ces formules montrent que le vecteur F — F0, de projections X — \„,

^ — Yo, o, et la vitesse v du point II de projections p.,. rv, o sont rectan-

gulaires. On voit, en outre, que la grandeur de F — F0 est egale a

celle de v multiplie'e par le facteur tres grand —j^r' On peut resumer ce

resultat par l'enonce suivant qui a l'avantage de definir la direction, le sens

et la grandeur du vecteur F — F0 quand le vecteur v est donne :

>- . . iK .

Soit u la vitesse que prendrait Vextremite v du secteur u applique

en H si ce vecteur tournait autour de Vaxe Oz avec la vitesse angulaire r$; le vecteur F — F0 est equipollent ati produii de u par le

facteur — ^ •

En efiet, l'extremite du vecteur r, applique en II, a pour coordonne'es

si ce point tournait autour de avec la vitesse ro, il prendrait une vitesse u ayant pour projections

U.c = — ^0 Vy> Uy — '*0 Vx, Uz= ().

Les formules precedentes deviennent alors

X — X0 = — ~ u.t, Y — Y0 = — ~ i(y : ce qui demontre le theorerae.

Recipr ■quemrnt, si Ton fait agir sur le point H une force F(X. Y, o). de V >rdre de grandeur de r0, et si, dans le mouvement que cette force imprime au point H, la vitesse et l'acceleration du point H restent, en valeurs absolues, tres petites par rapport a r0, la vitesse du point H est, a

chaque instant, sensiblement perpendiculaire a la direction de la force F.

Page 1