‹ Traite de mecanique rationnelle. -Chapitre 151 sur 289 · CHAPITRE XXII. — MOUVEMENT RELATIF · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII. — MOUVEMENT RELATIF

Terre. La position d'^quilibre OM que prend le fil est, par definition, la verticale du point M; l'angle 1 que fait ce fil avec le plan de l'equateur est la latitude du point M; nous designerons par p la distance MQ du point a 1'axe de la Terre PP'; ces elements sont tous fournis par l'observation {fig. 255).

Les forces qui agissent sur le point M sont l'attraction de la -> m ->

Terre A et la tension T du fil; ces deux forces ne se font pas £qui-

libre, car le point M n'est pas anim6 d'un mouvement absolu, rectiligne et uniforme. La force T a pour intensite cc que nous

appelons le poids mg da point materiel; elle est dirigee en sens contraire du poids; l'angle a que fait la direction OM du fil a

plomb avec l'attraction A est ce qu'on nomme la deviation de la verticale due a la rotation de la Terre. Si la Terre ne tournait

pas, les forces A et T se feraient ^quilibre, elles seraient egales et directement oppos^es, et 1'on aurait a == o.

Pour trouver les conditions d'equilibre relatif, nous pouvons

regarder la Terre comme fixe, a condition d'ajouler aux forces A

et T qui agissent snr le mobile la force centrifuge <1>; comme le

mouvement de La Terre est une rotation an tour de PP'. celte force & a pour grandeur mon2p et dirigee suivant le prolongement du r;n on QM du parallele de M. Si nous admettons que la verticale OM est dans le plan PMP', l'angle de <i> avec OM est la

latitude a du point M. Les trois forces A, T, se faisant equilibre,

sonl dans un memc plan, lc plan de T et $ qui est connu en chaque point IM de la Terre; chacune d'elles est e'gale et opposed a la

r^sultante des deux autres. Le poids qui est e"gal et oppose a T est done la resultante de V attraction et de la force centrifuge.

Dans le plan des trois forces A, T, <I>, la somme des projection^ des forces sur deux directions est nulle; projetons sur la verti-

cale MO et sur l'horizonlale ; A designant la grandeur de A nous aurons les deux conditions

( 1 ) A cos a — mg — m to2 p cos X — o.

(2) A sin a — m to2 p sin a =0,

qui donnent A cos a et A sin a et permettent, par suite, de calculer A et a en chaque point de la Terre. Ces quantites varient avec la latitude.

A l'^quateur A est nul et, par suite, a aussi. En appelant A0, go, p0 les valeurs correspondantes de A, g, p, on a, d'apres ( 1 ),

> / mw-p0\ rngo = A0— mio'-po == Au I 1 — I •

Galculant A0 par cette relation, on trouve que le rapport qui

jure ( a done

figure dans la parenthese est sensiblement e"gal a ^ oii a on

mg

Par consequent, si la Terre tournait dix-sept fois plus vite, un corps place a l'equateur serait depourvu de poids.

Au pole, on a p = o, X = 900, a est encore nul d'apres (2), et, d'apres (1), mg devient e"gal a A; tout se passe done comme si la Terre ne tournait pas : ce qui est evident, car le lieu de l'observation est sur l'axe de rotation.

Dans ce qui procede n'avons fait aucune hypothese sur la forme de la Terre; nous avons seulement suppose la verticale OM situ^s dans le plan PMP'. Voyons ce que deviennent les formules si l'ou fait les hypotheses suivantes qui ne donnent qu'une premiere approximation. Supposons la Terre spherique et admettons

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