CHAPITRE VI
DE Ut PORC£ ELASTIQTJB ET DE LA CHALEUR DES GAZ.
634. La loi de Mariotte suppose, comme nous l'avons dit (n° 623), qu'on a laissé au fluide dilaté on condensé, le temps de revenir à sa température primitive. Si Ton ne prend pas cette précaution, ta température augmente ou diminue en même temps que la densité, et la force élastique croissant ou décroissant ainsi, à raison de la densité et a raison de la température , on conçoit qu'elle doit varier , pour un même fluide , dans un plus grand rapport que sa densité. Lorsqee le fluide est contenu dans un vase dont les parois sont imperméables à la chaleur, il conserve tout son calorique, en se condensant ou en se dilatant, et sa température augmente ou diminue en conséquence. Il en est de même toutes les fois que ses variations de densité sont aises rapides pour que sa chaleur propre n'ait pas le temps, dans le cas de la condensation, de s'échapper sous forme rayonnante, ou de se communiquer, par le contact, aux corps voisins, et pour que, dans
le cas de la dilatation , ces corps ne puissent communiquer an fluide, par le rayonnement ou par le contact, une quantité sensible de calorique. C'est ce qu'on suppose, par exemple, comme on l'expliquera parla suite, relativement aux variations de densité qui ont lieu dans les ondes sonores, et dont la durée n'est que de quelques millièmes de seconde. Dans cette question, et dans beaucoup d'autres , il serait important de connaître l'expression de la force élastique d'un gas , en fonction de le densité, et l'élévation ou l'abaissement correspondant de la température, lorsque la quantité de chaleur de la masse fluide demeure invariable. Hais nous manquons , dans l'état actuel de la science , des données nécessaires pour la solution complète de ce problème ; et je vais exposer, dans ce chapitre, ce que le calcul et l'expérience nous ont appris, jusqu'à présent, sur cette matière.