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LES HUMEURS DES KÉFRACTAIUES

cédés, (rasseoir \c dia^noslic sur des hasos inél)i'anlal)lcs; il convionl de recourir à la séinéiologie, à Félude des syuiplùmes, des lésions, de la marche, de l'éNoIulion; il lauL s'adresser aux examens des excrela, des urines, de l'expecloralion, des lèces, de la sueur, des substances morbides, à la culture, à l'inoculalion, aux injections de tuberculine, de malléine('), etc., pour ne pas s'exposer à favoriser l'évolution d'un germe; ces injections déterminent les phénomènes dits de réaction par des mécanismes connus ou ignorés, par addition des toxines dans le point malade, par irritation, |)ar effets vaso-moteurs, etc.,

Aux données déjà indiquées, mettant en évidence le pouvoir atténuateur du bacille du pus bleu ou de ses produits solubles vis-à-vis de la bactéridie, à ces faits d'atîaiblissement du sang de rate par l'usage de ces principes bacillaires, il est possible d'en ajouter d'autres. C'est ainsi que, plus récemment, Rumpf. à Hambourg, Kraus, Presser, à Vienne, etc., ont utilisé ces mômes substances pour traiter les malades atteints de fièvre typhoïde; ils paraissent avoir obtenu des résultats relativement satisfaisants sur l'animal d'abord, sur l'homme ensuite; toutefois, il existe actuellement trop peu d'observations pour qu'il soit possible de formuler un jugement. C'est également à Vienne que ces substances nées de l'évolution du bacille pyocyanique ont été prônées à titre de principes propres à améliorer la mélancolie, diverses manifestations d'ordre psychique : peut-être s'est-on basé sur cette idée que ces produits, éminemment vaso-constricteurs, peuvent s'opposer à des congestions trop intenses.

Ce sont, en tout cas, ces attributs vaso-constricteurs qui ont conduit le professeur Bouchard, qui m'ont conduit avec lui, à injecter ces produits en vue de combattre des hémorragies, en particulier des hémoptysies dépendant de foyers d'hyperémie. Je ne sais si les conceptions théoriques, si cette notion de la formation d'un caillot qui favorisé par le rétrécissement vasculaire obstrue la voie de sortie du sang, quand le spasme prend fin, je ne sais si ces hypothèses correspondent à des réalités, mais ce, que je sais, c'est que chez 17 malades j'ai eu recours avec succès à ce procédé; or, chez 8 d'entre eux, l'ergotine, la glace, les révulsifs, etc., avaient échoué. — La tuberculine, la malléine, elles aussi sécrétions bacillaires, ont donné plus d'espérances que de réalités, en matière de thérapeutique.

Je me borne à signaler les tentatives heureuses que j'ai poursuivies pour relever la pression des tuberculeux ou des typhiques convalescents, toujours en mettant en jeu les sécrétions du microbe du pus bleu; en agissant de la sorte, on est utile à la nutrition, aux échanges intimes; on peut spécialement éviter des hémorragies, dont ces abaissements sont l'avant-coureur; d'ailleurs, supprimer un trouble purement fonctionnel a son utilité. — Indiquons la possibilité d'associer des sécrétions variées, celles des saprophytes, celles des agents virulents.

Les composés bactéricides ou antitoxiques interviennent principalement dune façon curative, plutôt que préventive; il convient donc de les ranger parmi les moyens thérapeutiques d'origine microbienne; on les a utilisés dans la tubercu-

(1) Ces corps sont, aujourd'hui, utilisés à peu près exclusivement pour faire le diagnostic. . cet égard, depuis Koch, Kalning, Holmann, Nocard, etc., les publications sont sans ombre. — Avec le professeur lîoucbai-il. j'ai foi-mulé des réserves, en dépit du travail de ionome, sur la spécificité de ces phénomènes; Arloing, sur ce sujet, a fourni d'intéressants étails.

lA. CHARBIN.}

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lose, le tétanos, la pneumonie, la morve, les infections à streptocoque, à bacterium coli, plus encore dans la diphtérie, etc. — A coup sur, ils ne dérivent pas directement, uniquement, des infiniment petits; ils découlent, on le sait, de la vie des cellules, mais d'une vie modifiée par ces bactéries ou leurs toxines; ils s^ rattachent indirectement aux produits bactériens.

C'est à Richet et à Héricourt que revient 1 honneur(') d'avoir préconisé cette méthode du traitemenf par le sang des réfractaires; ils l'ont fait pour une septicémie, essayé pour la tuberculose, puis tenté pour la syphilis, le cancer, etc. Le professeur Bouchard, dans cet ordre d'idées, a le premier établi que la sérothérapie peut remplacer l'hématothérapie. Delbet a employé le contenu vasculaire en bloc, en empêchant la coagulation grâce au procédé d'Arthus ; si les cellules, si les leucocytes sécrètent ou renferment, comme on le prétend, des composés salutaires, cette manière d'agir est susceptible d'avoir quelque avantage, bien que Dzergowsky soutienne que les antitoxines se trouvent presque exclusivement dans les plasmas; reste, d'ailleurs, à savoir si le contact de ces oxalates n'altère pas ces composés; l'expérience apprend que de nombreux principes les détériorent. — Hankin a vanté les attributs des globulines, des protéines défensives; toutefois, c'est Behring qui, avec l'aide de Kitasato, a révélé la portée, le mécanisme du phénomène.

Les résultats obtenus pour la diphtérie réclament des détails; après Behring(^), après Aronsohn, après Wassermann, après Erlich, après Kossel, après Roux(^), dans les hôpitaux d'enfants, à Paris ou ailleurs, de nombreux médecins ont injecté préventivement du sérum à un bon nombre de sujets, qui, en général, n'ont pas contracté la maladie.

Vouloir rapporter ici toutes les statistiques publiées sur la sérothérapie de la diphtérie serait sans grand profit nous condamner à des longueurs considérables ; d'une façon générale, du reste, ces statistiques sont favorables à la méthode; la question des accidents rapides ou tardifs est au second plan. — Quant à préciser la chute exacte de la mortalité, c'est chose difficile; d'elle-même cette mortalité, suivant Guiraud, a fléchi; on met en œuvre des soins secondaires; grâce au microscope on tient compte de cas légers jadis exclus : quoi qu'il en soit, le procédé avec raison est entré dans la pratique. — Dans le tétanos, l'insuccès serait dû à l'arrivée tardive de l'antitoxine, à une heure où le bulbe est pris, ou bien à cette particularité qui veut que ce corps ne puisse être actif dans le névraxe, là où, d'après Blumenthal, il y a le plus de toxine; l'injection intra-cérébrale de Roux et Bordet est à la veille de résoudre le problème.

Il est juste également de rappeler ici les essais si curieux faits par Smirnow, sous la direction du professeur Nencki, de Saint-Pétersbourg; il soumet un bouillon de diphtérie, bouillon très actif, à un courant continu de 100 à 120 milliampères ; en dix-huit heures d'électrolyse ce bouillon devient capable de guérir un lapin inoculé avec le bacille de Lôffler depuis près d'une journée. Voilà une action antitoxique produite sans l'intervention des tissus ! J'avoue ne

(') Voy. pages 502 et suivantes, une partie des notions concernant la sérothérapie. — Voy. Arch. de Méd., août 1895, etc., etc. — Je dois signaler ici les essais inédits du professeur Bouchard, qui utilise le sérum d"aninaaux immunisés par les urines des infectés; peu importe l'agent; s'il y a pyrexie, il y a pullulation, sécrétions, passage de ces sécrétions dans ces urines. Il a procédé de la sorte pour toutes les infections, même pour des affections non microbiennes; il a eu quelques succès, spécialement dans la pneunomie. etc.

{-} Behring, Zur Diphtherie. Immunisirungsfrage. Deutsche med. Wochenschr., n° 46, p. 865.

(^) Roux, AnnoÀes de VInstitut Pasteur, 1894, p. 644.

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