‹ Traité de médecineChapitre 176 sur 207 · SUCRE CONSOMMÉ · texte numérisé non relu

SUCRE CONSOMMÉ

Age.

17 ans

Cette estimation n'a rien de fixe, et on la ferait certainement varier sous l'influence du travail corporel et du repos absolu, du refroidissement ou de l'élévation de la température du milieu ambiant. Mais ces chiffres ont été obtenus dans des conditions sensiblement comparables de repos et de température. Vous remarquerez que la consommation est plus intense chez le jeune homme et moins chez le vieillard.

Peut-être vous rappelez-vous que j'avais cherché autrefois à déduire la quantité du sucre détruit et, par conséquent, la quantité du sucre produit des différences qu'indiquaient les physiologistes Bernard, Fornara. Chauveau dans la teneur en sucre du sang artériel et du sang veineux, ce dernier ayant par kilogramme en moyenne 40 centigrammes et au minimum 20 centigrammes de sucre de moins que le sang artériel. J'avais de plus appris de Vierordt que la durée moyenne d'une révolution totale est de 25 secondes 1 pour les parties du corps à circulation rapide, et de 105 secondes 5 pour les parties à circulation lente, ce qui, vu la proportion relative de ces parties, permet d'assigner à une révolution totale moyenne la durée de 46 secondes 7, d'où on déduit que la masse totale du sang exécute 1 850 fois son circuit total en vingt-quatre heures. En adoptant 20 centigrammes pour la consommation du sucre de 1 kilogramme de sang dans une révolution totale, ce qui était un minimum pour les physiologistes que j'ai cités, cela représenterait pour un homme de 65 kilogrammes, qui a 5 kilogrammes de sang, une destruction et, par conséquent, une formation, de 1 850 grammes de sucre en vingt-quatre heures. Or, si vous vous reportez au tableau que je viens de placer sous vos yeux, vous verrez que l'homme de 65 kilogrammes dont j'ai mesuré le sucre consommé n'en perdait dans les vingt-quatre heures que 5,7x65^570s'',50. Le chiffre calculé était donc environ cinq fois plus fort que le chiffre mesuré. Cela tenait à ce que l'intensité de la consommation, telle qu'on la déduisait des premières expériences des physiologistes, était exagérée. La rectification a été faite

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