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AFFAIBLISSEMENTS VARIÉS DORIGINE HUMORALE OU VISCÉRALE

sucré, un diabète maigre, spécial, rapide ; il agit sur le foie en modérant, par les centres nerveux, par sa sécrétion interne, la glycoso-formation ; s'il lait défaut, il n'y a plus de frein; le sucre est livré en excès. — On sait depuis longtemps que les cellules s'influencent par le névraxe; à ce procédé s'ajoute dorénavant celui de ces sécrétions internes ; dans ce cas, Lépine estime que le pancréas fabrique un ferment glycolitique, dont l'absence entraîne l'hyperglycémie.

Tout élément propre à modifier la composition du sang peut faire augmenter ou fléchir la résistance; ce liquide par ses leucocytes phagocytaires, par son sérum germicide, par son alcalinité, par son fer, par son oxygène, etc., contribue à assurer la défense ; or, la rate paraît agir sur sa composition. Les travaux de Laudenbach sont de nature à faire admettre que les vieux glolmles se détruisent dans cette pulpe splénique, d'ailleurs riche en principes martiaux; à ce niveau de jeunes globules se forment, l'hémoglobine prend naissance.

Les ganglions sont doués d'attributs encore mal définis vis-à-vis de cette crase sanguine ou lymphatique, vis-à-vis de cette lymphe que les travaux d'Heidenhain nous ont appris à considérer comme bien plus importante qu'on ne le supposait, qui en tout cas augmente sous l'influence des toxines. On conçoit sans peine qu'en multipliant des cellules mobiles on multiplie les armes dont dispose l'économie; Ferez, Bezançon, Labbé ont, d'ailleurs, montré l'importance des réactions de défense de ces organes.

Le cœur, les poumons président à la disparition de CO^ à l'entrée de l'oxygène; qui ne comprend le rôle de ce gaz capable de détruire, tout au moins d'atténuer une foule d'anaérobies?

La dégénérescence du corps thyroïde conduit à la diminution des échanges, à rabaissement de l'urée, à l'hypothermie, à l'hypotrophie, à l'affaiblissement des réactions nerveuses, au myxœdème ; dans ces conditions les affections chroniques, la tuberculose, par exemple, s'installent plus aisément. Si, au contraire, ce corps thyroïde est trop actif, congestionné, alors ces échanges deviennent excessifs, la désassimilation est sans mesure ; l'amaigrissement est rapide; la déchéance est prompte.

Les capsules surrénales rendent plus légères quelques auto-intoxications capables de faire tomber la résistance au mal; de plus, en maintenant la pression à un niveau relativement élevé, ces capsules s'opposent aux œdèmes, à ces troubles circulatoires qui engendrent des prédispositions locales. De récents travaux d'Hallion et Enriquez mettent en lumière la portée de ces abaissements de pression, par exemple, sous l'influence de la toxine diphtérique qui paralyse, en outre, plus ou moins les vaso-constricteurs, le cœur, la respiration.

Les atteintes portées au névraxe créent des abaissements de résistance démontrés par une foule d'expérimentateurs, à la suite des travaux de Charrin et Ruffer; toutefois, les mécanismes de ces métamorphoses ne se ressemblent pas. Tantôt, en fermant les capillaires, ce névraxe s'oppose à la libre sortie des leucocytes phagocytaires ou des sérosités nuisibles aux infiniment petits ; tantôt en amenant la chute des épithéliums, il ouvre la porte aux parasites; tantôt, encore, en réglant les oscillations de la glycose, de l'albumine, il rend les plasmas plus ou moins fertiles. Une irritation du sciatique, comme l'a vu Sondburg, amoindrit les propriétés germicides; il en est ainsi, d'après Stcherbak, d'une simple usure psychique, a fortiori d'une crise, phénomènes provoquant des excès de déchets phosphatiques. — On ne sait au juste en quoi consistent les processus d'inhibition ou de dynamogénie, mais ce que l'on sait, c'est qu'ils

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