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RÔLE DE L'INTESTIN. — GANGLIONS; MOELLE OSSEUSE. — DÉIIILITÉ

exislcnl. Quand, par exemple, en faradisant le scialiqne, le j)rofesscur ]3onchard ralentit ou accélère,, suivant l'inlensilé él(M;lrique, la consommation du sucre dans les membres, ilrend les tissus plus ou moins riches en glycose; par conséquent, il aug^mente ou abaisse leur résistance. Les chocs, les impressions dynamogènes soit en atténuant, en arrêtant ou inversement en excitant les échanges, font naître une foule de variations de terrain, par suite de variations morbides.

De larges brûlures, un accident entraînant un fonrtionnement défectueux de la peau, d'après Frisco, déterminent Taugmenlaiion des toxif[ues internes, la formation, à en croire Tirelli, de leucomaïnes qui, comme tout poison, prél)arent l'évolution des germes. — Il est certain que l'état du tube digestif tient un rang important dans la genèse de ces processus d'auto-intoxication, causes de débilitation ; il se forme dans son intérieur des corps générateurs d'une série de désordres, sans parler de ceux qui dérivent de l'extérieur; toutefois, on conçoit que la qualité, que la quantité de ces corps subissent des influences diverses, avant tout celle des aliments unie à celle des sécrétions de la muqueuse. Si les glandes de cette muqueuse sont altérées, là, comme au niveau de toutes les muqueuses, les propriétés anti-microbiennes des sécrétions fléchissent; des parasites même élevés, des tœnias, se multiplient plus librement; les toxines ne sont plus soumises aux effets de la pepsine, de la trypsine; les barrières anatomiques ne ralentissent plus leur absorption. J'ai prouvé à quel point les poisons bactériens déposés dans l'intestin normal se montrent peu actifs ; j'ai établi avec Cassin la nature active de l'intervention de la muqueuse; si cette muqueuse fait défaut, les toxines altèrent le foie d'une façon toute spéciale; avec André Lefèvre, j'ai mis en lumière l'influence atténuante de la pepsine sur la diastase diphtérique ; d'autre part, après avoir prouvé la réalité d'une absorption, à la vérité très lente, j'ai commencé à déceler dans les sécrétions de cette muqueuse des principes aptes à modérer les infections ou les intoxications qui dépendent du contenu de l'iléon. — Ransom, de son côté, a fixé les phases évolutives du poison tétanique introduit par cette voie.

A d'autres égards, on sait combien sont minimes les doses de substances putrides qui, recueillies dans ces cavités, se révèlent propres à déterminer une prédisposition morbide. Lorsque cette prédisposition relève du fait de lésions gastriques, intestinales, sa pathogénie est celle d'un processus autotoxique; même en supposant ce processus unique, elle n'en offre pas moins, en raison de la gamme des intensités, de nombreuses dissemblances, sans parler de l'influence réservée aux peptones qui actionnent soit les vaso-moteurs, soit le volume de la lymphe, etc., etc. Il faut aussi compter avec le rôle de l'alimentation, avec la mise enjeu incessante de cet appareil digestif, etc.; toutes ces données font que c'est de lui que partent, dans la pratique, une foule de causes génératrices de réceptivité morbide, réceptivité qui varie du malin au soir, puisque du matin au soir les qualités de la salive, de la bile, des sucs gastriques, intestinaux, etc., offrent également des oscillations. A jeun, la résistance est moindre; or, à jeun, les sécrétions digestives n'expulsent pas les parasites introduits dans les conduits excréteurs; ces sécrétions font défaut; leur influence modificatrice des toxines, les forces dérivées d'une assimilation active, de nombreuses conditions, par leur absence, rendent plus marquées les prédispositions de l'organisme.

lA. CHARBIN.}

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