TISSUS, VISCÈRES, MUSCLES, OS, FOIE, RATE, REINS, ETC
ments fixes ou mobilisés du lissu conjonclif, comme le pensent Ranvier, Baumgarten, NikiforofT, Ziegler, Bardenheuer, Marchand, Kiener, Duelert, elc.
En revanche, ces ferments figurés, au bout d'un temps variable, trouvent la mort dans ces foyers; le défaut d'aliments, plus encore l'apparition de principes bactéricides, etc., expliquent celle fin. Ces ferments morts, en général, le mal cesse de progresser; les matières toxiques s'éliminent; le tissu de granulations, des bourgeons récents, sous un épidémie jeune, forment la cicatrice scléreuse. Dans d'autres circonstances, on voit se développer des dégénérescences différentes, la dégénérescence pigmentaire, granuleuse, muqueuse, graisseuse, nécrosique; parfois on décèle des foyers de caséification attribuables au tassement, à des troubles vasculaires, à des processus chimiques, d'après Buhl, Weigert, Niemeyer, Rindfleicsh, Jaccoud, Grancher. Ces dégénérescences sont la conséquence des propriétés des germes, de celles de l'hématozoaire de Laveran, par exemple, quand il s'agit des pigments; une série d'agents, parmi eux les streptocoques, les staphylocoques, le bacille du côlon, etc., suivant l'état des tissus, suivant l'état des vaisseaux, des nerfs, etc., engendrent la gangrène.
Ces désordres inflammatoires ou dégénératifs, dans des proportions plus ou moins grandes en rapport avec la vitalité des microbes ou du terrain, se rencontrent un peu partout suivant les localisations de ces microbes pathogènes ou des substances qu'ils produisent. Si le muscle, à cause de ses acides, est rarement le siège de ces perturbations, si la prolifération de ses noyaux, la désintégration granuleuse de son protoplasma, si la phagocytose, si l'état vitreux, caséeux de ses segments, sont choses rares, il n'en est pas de même pour les os, surtout pour les séreuses. Le périoste d'un côté, la moelle de l'autre, paraissent offrir aux micro-organismes des conditions favorables de développement; on voit l'aureus qui, dans les glandes sudoripares, se borne à créer le furoncle, provoquer l'ostéomyélite au sein des canaux médullaires. — Les séreuses constituent également des milieux propices aux réactions microbiennes.
Il est certain que ces réactions dépendent du nombre des germes, de leurs qualités, partant de la quantité des toxines, de leur activité. Peut-être même, dans quelques conditions, ces réactions bactériennes sont-elles capables de conduire à la genèse des tumeurs, comme tendrait à l'établir l'histoire de l'actinomycose, des blastomycètes, etc.
Quand on étudie les réactions cellulaires, considérées au point de vue de la structure, au point de vue anatomique, non plus seulement dans le tissu conjonclif, dans les os, dans leur périoste ou leur moelle, dans les divers systèmes anatomiques, dans les muscles, les séreuses, la peau, etc., mais encore au sein des viscères, on constate que la variété la plus grande se rencontre parmi ces réactions.
Dans le foie, par exemple, on enregistre des modifications assez différentes les unes des autres : lésions du parenchyme, de la charpente fibreuse, altérations des vaisseaux sanguins ou biliaires; le glycogène, le plus souvent, diminue, d'après Charrin, Kaufmann, Violla, etc.; il en est de même de la bile, etc. — Dans la rate, les processus sont peut-être moins nombreux; ils se réduisent, en général, à un afflux plus ou moins grand des leucocytes, des globules, des éléments mobiles, mélangés aux parasites qui, de temps à autre, se réfugient au sein de cet organe. — Dans le rein, en revanche, on décèle des néphrites parfois inflammatoires, plus fréquemment dégénératives, des néphrites des tubuli ou des néphrites interstitielles, des néphrites totales ou