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CŒUR, MOELLE, PEAU, MUQUEUSES, ALTÉRATIONS VARIÉES

partielles, limitées aux glomérulos, aux canaux oxcréleurs, à un segment viscéral, etc.; la toxine di})litérique permet de réaliser aisément des lésions rénales aussi bien que des altérations du myocarde, qui sont aiguës ou plus ordinairement chroniques; cette toxine cause également des détériorations de la moelle, myélites à type habituellement difï'us, plus rarement systématique. Claude a reproduit nettement les modifications de la sclérose en placpies; d'autre part, dans ce névraxe comme ailleurs, les phénomènes réactionnels aboutissent (pu^kjuefois à de simples ramollissements, à de vulgaires hémorragies, à des hématomyélies; ainsi que je Tai établi, ces hémorragies dépendent d'une série de facteurs, tels que les accidents dyscrasiques, tels que la diminution du sucre, de l'oxygène, de l'isotonie, tels que les détériorations vasculaires, les artérites, les désordres de la pression, de la vitesse du sang, etc. ; les venins font apparaître des lésions médullaires analogues.

Quant aux revêtements cutanés ou muqueux, quant aux membranes séreuses, quant aux organes des sens, etc., ils subissent et les atteintes des toxines et, plus souvent que d'autres éléments, celles des agents figurés vivants, intervenant primitivement ou secondairement.

Les infections secondaires, les associations microbiennes jouent, dans la genèse de ces réactions, un rôle considérable ; l'évolution des troubles morbides dépend, pour une bonne part, de ces associations, de la quantité ou de la qualité des virus aussi bien que de l'état du terrain.

II est difficile de préciser la durée de ces réactions anatomiques viscérales, à tendances dégénératrices plus marquées que celles du tissu conjonctif, dont le caractère se rattache plutôt aux phénomènes inflammatoires proprement dits; ces réactions ont une durée passagère ou durable. — - Suivant les bactéries en cause, cette durée assez courte aboutit à une parfaite guérison dans la pneumonie, par exemple, dans le rhumatisme aigu. Dans d'autres conditions, l'évolution est lente, chronique, progressive ou intermittente, procédant par crises, par accès.

A la suite de ces accidents réactionnels, la vitalité cellulaire souffre, puis se rétablit plus ou moins complètement, non sans aboutir, dans nombre de cas, à des processus cicatriciels. D'autre part, les liquides dépendant en grande partie des solides, toutes ces réactions des tissus conduisent à des modifications humorales.

Le sang subit l'influence des produits microbiens et dans ses éléments figurés, et dans ses éléments solubles. L'alcalinité, le plus ordinairement, s'abaisse: on l'a vue passer de 250 milligrammes de soude à 150, à 100, à 40; la coagulation est parfois active, parfois ralentie; des toxines albumosiques la font varier. -— Les hématoblastes, d'après Hayem, à l'heure des crises surtout, deviennent abondants ; les leucocytes voient leurs qualités d'attraction ou de répulsion modifiées. Ces leucocytes tantôt augmentent de nombre, tantôt diminuent ; Rovighi, Biegansky, Pernice, Alessi, Châtenay, Everard, Demoor, Massarl. Bisson, ont établi cette donnée; l'accroissement serait un signe favorable. Pour Botkin, les corpuscules éosinophiles, éléments importants, sont plus nombreux; pour Watkins, les globules rouges apparaissent plus crénelés, plus débiles, pendant que les plaques hématiques se montrent plus confluentes; pour Maurel, les cultures stérilisées détériorent ces différents globules; pour d'autres auteurs, leur résistance serait anomale. Quelquefois, dans les cas graves, il y a production de méthémoglobine par le fait de certains agents microbiens réducteurs; ces agents produisent un processus asphyxique, alors que d'autres sont oxydants, alors (|ue d'autres sont neutres.

lA. ARRIlfl

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