MORPHOLOGIE
Micrcoccus tcirarjcnus, etc.); tantôt elle n'envahit pas les cloisons séparatrices, et les cellules restent unies Ijout à bout; tantôt encore elle s'opère suivant la ligne médiane des cloisons, ce qui dissocie les cellules dans le liquide ambiant ou dans la gelée plus ou moins cohérente. Lorsque la gelée ofTre assez de coh(M-ence pour ne point se dissoudre dans le liquide, l'ensemble de la zooglée atVeclc une forme, une consistance, une couleur diirérentes suivant les espèces, et il en est souvent de même quand la Bactérie se développe sur un milieu solide. Des conditions déterminées sont fréquemment nécessaires : c'est ainsi que le Pneumocoque ne présente ordinairement pas de capsule dans les cultures, tandis qu'il en ofîre constamment dans l'économie animale.
C'est la présence dune gaine gélatineuse dense qui communique au Cladothrix dichotoma la forme ramifiée qu'il présente. Mais il s'agit, comme on l'a fait remarquer précédemment, d'une fausse ramification. Cet organisme, le plus élevé en organisation parmi les Bactériacées, se compose à l'origine d'un filament principal fixé par l'une de ses extrémités. Vers l'extrémité opposée, ce filament se rompt en un point, et le tronçon inférieur continue de s'allonger en glissant à côté du tronçon supérieur. La soudure a lieu grâce à la gaine gélatineuse. De nouveaux rameaux naissent ensuite sur le filament et sur les premières branches formées. En réalité, l'ensemble représente, non pas un seul individu, mais une colonie. Il n'en est plus de même chez les StreptotJtrix et Actinomyces. qu'on avait jusqu'à ces derniers temps, avant les recherches de Sauvageau et Radais, rangés dans les Bactériacées, à côté du Cladothrix. Les organismes qui portent ces noms possèdent la ramification vraie du mycélium des Champignons hyphomycètes, auxquels ils se rattachent aussi par d'autres caractères. Aucune Bactériacée ou Cyanophycée ne possède un semblable mycélium.
L'état zoogléique présente tous les degrés, depuis le simple voile formé, par eyiQVîiT^lc, ^iiv \e Bacillus subtilis k la surface d'une infusion de foin, jusqu'aux masses compactes qui finissent par envahir parfois tout le liquide nutritif. Parmi ces dernières, les plus remarquables sont celles du Kéflr et du Leitconostoc.
Le premier se présente sous forme de grains employés par les habitants du Caucase dans la préparation d'une liqueur gazeuse et acidulé qu'ils retirent du lait; ces grains dépassent souvent la grosseur d'une noix et sont formés en majeure partie par des bâtonnets ou des filaments enchevêtrés dans une masse gélatineuse, qui contient à la fois des cellules de levure et une bactérie qu'on a désignée sous le nom de Dkpora caucasica.
Le second, qui forme la gomme de sucrerie, est une bactérie ronde, en chapelet, avec enveloppe gélatineuse compacte ressemblant à du frai de grenouille et pouvant remplir en quelques heures des cuves entières.
Le mode de groupement des cellules fournit, pour différencier et caractériser les formes, des indices d'autant plus utiles que souvent la distinction des cellules isolées devient plus difficile. Les cellules isolées doivent certainement offrir des différences spécifiques, mais l'observation morphologique ne permet plus de les reconnaître facilement; par contre, ces différences deviennent plus marquées lorsque ces mêmes cellules sont réunies entre elles. C'est ainsi que nombre de cellules qui, par rapport aux Bactéries, sont énormes et fort compliquées, comme celles d'une plante de la famille des Liliacées, ne peuvent être rapportées avec certitude, quand on les considère isolément, à un Lis ou à une
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