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IW GUÉRISON. — RÔLE DE LA CELLULE. — IMMUNITÉ. — DIAGNOSTIC

détérioralion dos tissus; à la période figurco du microbe, à la phase chimique de ses poisons, fait suite la pathologie cellulaire, qui conduit à la pathologie de tous les jours; au fond ces bactéries ou ces substances nocives ne sont que des causes, des causes spéciales, très importantes sans doute en raison de leur nature vivante, de leur pullulation, mais enfin des causes. — Ces causes intéressent les appareils, à la façon du traumatisme, de l'alcool, du plomb, puis elles cessent d'intervenir, A ce moment les éléments anatomiques déviés de leur type normal parfois reviennent à ce type, lorsque cette déviation est demeurée légère; toutefois, fréquemment ils continuent à évoluer dans le sens de la morbidité; de même la sclérose cicatricielle, la cirrhose hépatique ou rénale d'un alcoolique, d'un saturnin, poursuivent leur marche, alors que tout choc a pris fin, alors que les composés éthyliques ou plombiques ne pénètrent plus.

Les puissances germicides ou phagocytaires, unies à d'autres processus d'élimination, de destruction, de transformation des poisons bacillaires, unies aux efforts de la thérapeutique, ont mis un terme à l'infection, en créant un milieu impropre à la multiplication des parasites, en protégeant l'économie contre les toxines. — Cet état réfractaire peut disparaître promptement, autorisant le retour du mal; dans d'autres cas, il se maintient : l'immunité est créée. Ces résultats varient avec chaque affection ; aussi est-il important de préciser le diagnostic. Pour atteindre ce but, il faut s'enquérir des données de l'étiologie; l'agent pathogène, suivant son énergie ou son affaiblissement, suivant son type, son espèce, etc., joue un rôle considérable; il faut s'enquérir des symptômes, de la fièvre, de l'état du rein ou de l'intestin, des notions de la séméiologie. — Cette séméiologie se compose de phénomènes communs, les tissus ne sachant pas réagir de façons indéfiniment variées; le délire, l'agitation, l'accélération cardiaque, la diarrhée, l'albuminurie, les éruptions, les déterminations séreuses, les changements de température, etc., sont de ce nombre. Cette séméiologie comprend aussi des accidents spéciaux, pathognomoniques, assez rares; on est en droit de citer les crachats rouilles, les courbes thermométriques de la malaria, de la fièvre récurrente, la toux de la coqueluche, les taches rosées, les localisations cutanées des fièvres éruptives, du typhus; il est permis de mentionner les spasmes du tétanos, certains examens, certaines lésions ou réactions, certaines cultures ou inoculations, la pustule du charbon, le jetage de la morve; on peut rappeler les sueurs de la suette, les selles du choléra, de la dysenterie, les odeurs des gangrènes, la tuméfaction des oreillons, le vomissement de la fièvre jaune, la réaction agglutinante que j'ai vue avec Roger, en 1890, uniquement chez des vaccinés, que Widal a signalée en 1896 chez les infectés et dont il a si ingénieusement usé pour le diagnostic de la dothiénentérie, etc. ; tous ces éléments appartiennent à cette catégorie.

Le diagnostic peut bénéficier des renseignements relatifs au siège des lésions, à la marche aiguë, rapide, moyenne,' lente, au cycle anatomique, bactérien, clinique; il faut, pour l'éclairer, examiner les tissus, les humeurs, faire des préparations, des cultures, des inoculations, observer les animaux, etc.; il faut encore, dans quelques cas, s'adresser aux toxines, à la malléine, à la tuberculine, qui, chez les sujets envahis par le germe qui a sécrété ces produits, causent des réactions, bien que l'on puisse faire des réserves sur la portée de ces réactions ('). — J'ai vu des tuberculeux réagir sous l'influence de toxines

(') Voir chap. ix.

LES SKCIÎl'niONS MICF.0I5IEXNES. i;)5

niilloment tuberculeuses; j'ai vu ces loxines tuberculeuses faire naître des réaclions chez des sujets malades,, mais ind(^mnes de bacillosc; mais je reconnais que ces diverses réactions ivont pas toutes la même franchise.

Qu'il s'agisse de ce diagnostic, qu'il s'agisse de l'apparition de cette immuiiité, qu'il s'agisse des accidents, des lésions qui caractérisent les infections, qu'il s'agisse des conditions propres à gouverner leur marche, leur évolution, leur terminaison, leur gravité, leur bénignité, à chaque instant, à l'occasion de tous ces phénomènes, on voit interv.enir l'influence bien souvent constatée des sécrétions bactériennes. — - Dès lors, il devient nécessaire d'étudier ces sécrétions et au point de vue i)hysiologique et au point de vue chimique.

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