‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 2)Chapitre 52 sur 173 · IT. RICIIARDIÈRE. — DIABÈTE SUCRE · texte numérisé non relu

IT. RICIIARDIÈRE. — DIABÈTE SUCRE

dite excessive, dans l'espace de deux à trois semaines. (Lecorchf^.)

Ordinairement, les deux yeux sont intéressés.

Les cataractes diabétiques sont presque toujours des cataractes molles.

L'amblyopie sans lésions apparentes des yeux a été allrihuée à la présence du sucre dans les liquides oculaires. Elle est ordinairement due k des hémorragies rétiniennes on à l'atrophie de la papille. Cette amblyopie peut aboutir à la cécité absolue.

Température. — La température n'est jamais élevée par le Tait même de la maladie ; elle est môme souvent plus basse qu'à l'état normal.

L'abaissement de température, qui s'observe à la fin de la malo.'lic a presque toujours une signification fâcheuse : il est l'indice du mauvais état de la nutrition et annonce la consomption diabétique.

Les maladies intercurrentes ont peu d'influence sur la température des diabétiques. Les infections qui causent ordinairement une grande élévation de température (pneumonie, érysipèle, etc.), ne s'accompagnent souvent dans le diabète que d'une ascension thermique insignifiante. Parfois môme la température reste normale dans ces infections.

MARCHE ET DURÉE. — Dans la grande majorité des cas, le <liabèle est une maladie à évolution lente. Le début en est insidieux. Chez beaucoup de malades, le diabète existe déjà depuis plus ou moins longtemps, quand un accident ou un symptôme révélateur fait pratiquer l'examen des urines et reconnaître l'existence de la glycosurie. Aussi la date exacte du début de la maladie est ordinairement difficile à préciser.

Si la glycosurie est reconnue de bonne heure, et le traitement institué en temps opportun, la glycosurie disparaît parfois pendant des périodes plus ou moins longues ou diminue au point de devenir à peine appréciable. Lorsqu'il en est ainsi, la santé générale peut rester longtemps satisfaisante. Le malade, qui souvent avait maigri avant que le traitement fût institué, cesse de maigrir; parfois même il engraisse.

L'apparence de la bonne santé peut persister pendant plusieurs années, à la condition que le régime soit suivi d'une façon rigoureuse, que les conditions hygiéniques soient parfaites, et que les émotions morales et les fatigues soient épargnées aux malades. Toutefois, le diabète n'est pas guéri, car la glycose peut reparaître ou augmenter considérablement à l'occasion des écarts de régime ou des infractions à l'hygiène. Malgré un état satisfaisant en apparence, le malade reste scus la menace des accidents et des complications.

Même dans les cas favorables, l'état stationnaire ne se prolonge pas d'une manière indéfinie. Tôt ou lard l'équilibre, artificiellement

Page 1