‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 2)Chapitre 54 sur 173 · FORMES. 3J · texte numérisé non relu

FORMES. 3J

professions sont sédentaires ; leur alimentation est copieuse, leur apparence est robuste. Il s'agit souvent d'individus obèses ou au moins pléthoriques.

Cette forme de diabète débute insidieusement. Les grands symptômes ordinaires (polyurie, polyphagie, polydipsie) en marquent rarement l'apparition. Souvent la glycosurie est reconnue par hasard.

La glycosurie est rarement intense. Elle ne dépasse pas quelques grammes par litre d'urine chez la plupart des malades. Elle cède, d'ailleurs, assez facilement au régime anlidiabétique. Chez quelques malades, le sucre peut disparaître des urines pendant un temps assez long pour qu'on puisse considérer leur diabète comme intermittent. Presque tous les diabètes qui guérissent appartiennent à la forme arthritique. La grande influence du régime sur la glycosurie et l'absence fréquente des complications permettent de croire que le diabète arthritique est une maladie de la nutrition, liée à une mauvaise élaboration des aliments, au moins dans un grand nombre de cas.

Malgré sa bénignité apparente, le diabète arthritique est une maladie grave, car, comme tout diabète, il peut amener des complications redoutables et les maladies intercurrentes ont, chez les diabétiques arthritiques, la gravité qu'elles ont chez tous les diabétiques.

La tuberculose est plus rare que dans les autres formes, mais les furoncles, l'anthrax, les gangrènes et les accidents en rapport avec Tartério-sclérose sont particulièrement fréquents.

A l'autopsie, sauf dans les cas compliqués, les lésions organiques font habituellement défaut.

2° Diabète pancréatique. — Le diabète pancréatique est une forme de diabète à allures cliniques spéciales, en rapport avec des altérations organiques du pancréas.

Cette forme de diabète signalée et étudiée tout d'abord par Lancereaux et par ses élèves, a été récemment l'objet d'études d'un haut intérêt.

L'éliologie du diabète pancréatique est obscure. Les seuls antécédents morbides relevés dans les antécédents des malades sont des antécédents nerveux (Thiroloix). On trouve, signalées chez leurs ascendants, les diverses formes de l'aliénation mentale, l'épilepsie, l'hystérie, le goitre exophtalmique, etc.

Le début est brusque. La maladie s'annonce par des troubles gastro-intestinaux, par des vomissements et de la diarrhée abondante. Quelquefois une soif inextinguible en est le premier symptôme (Thiroloix). Très rapidement, les principaux symptômes font leur apparition. Presque d'emblée les malades entrent dans le grand diabète. (Lanccrcaux.)

La polyurie est abondante et la glycosurie toujours considérable.

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