‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 3)Chapitre 43 sur 133 · RUPTURE DU CŒUR · texte numérisé non relu

RUPTURE DU CŒUR

La rupture du cœur, cause assez commune de mort subite chez le vieillard, est une des conséquences de l'infarctus cardiaque,

HISTORIQUE. — PATHOGÉNIE. — Signalée par Morgagni qui avait remarqué sa fréquente localisation sur le ventricule gauche, elle a été l'objet de discussions et d'études assez nombreuses depuis 1820. A cette époque, deux opinions se trouvaient en présence: tandis que Rostan croyait à la rupture spontanée sans lésion préalable du myocarde, Blaud l'attribuait à un état gélatineux du myocarde qu'il désignait sous le nom de dégénérescence sénile. Cette altération n'était autre que l'apoplexie cardiaque ou ramollissement sénile du cœur dont Elleaume,dans une thèse qui fait époque (1857), signala les rapports avec l'athérome des artères coronaires. J.-B. Barth, reprenant la question en 1 871 , constatait l'association si commune des lésions artérielles, des lésions myocardiques et de la rupture, qu'il admit entre eilesun lien pathogénique. Cette filiation fut définitivement démontrée par les recherches de Ziegler (1887) sur le ramollissement du cœur {myomalacia cordis), par A. Robinet Nicolle (1) qui ont consacrée la question une monographie complète, par Odriozolaqui invoquait une ischémie progressive artério-capillaire. Brault et René Marie ont récemment établi que la rupture était la conséquence d'un infarctus cardiaque dû lui-même à une ischémie brusque par thrombose d'une des branches des coronaires.

ÉTIOLOGIE. — Les causes de la rupture du cœur sont celles de la coronarite et de l'infarctus cardiaque. D'après une statistique de 156 cas réunis par A. Robin et Nicolle, elle s'observe surtout chez

(1) A. RoniN et M. Nicolle, De la rupture du cœur [Bibliothèque médicale CharcoU Debove).

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