‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 4)Chapitre 142 sur 205 · XII. NÉPHRITES SPÉCIFIQUES · texte numérisé non relu

XII. NÉPHRITES SPÉCIFIQUES

Parmi les néphrites infectieuses, quelques-unes se distinguent par des caractères si tranchés qu'elles forment comme un groupe naturel. Spécificité causale évidente; lésions typiques, et telles que, souvent, le diagnostic étiologique peut être posé sur la table d'amphithéâtre ; nécessité de joindre au traitement habituel des néphrites un traitement spécifique et visant l'agent pathogène lui-même ; voilà tout autant de traits communs qui établissent une étroite analogie entre ces néphrites spécifiques, en même temps qu'elles les séparent de l'ensemble des autres néphrites infectieuses.

Il y a donc avantage, au point de vue de la pathologie générale, à grouper dans un même chapitre les trois néphrites que l'on peut considérer comme spécifiques, néphrites tuberculeuses, syphilitiques, ei paludéennes, quitte, au nom des nécessités de la description, à les étudier chacune séparément.

Nous verrons, du reste, que si, pour chacune de ces catégories de faits, la spécificité de la cause peut avoir pour corollaire la spécificité des lésions, cette concordance n'a rien de constant. La cause spécifique, seule ou associée à d'autres processus pathogènes, peut engendrer des lésions de néphrite vulgaire, et dans cette dissemblance des résultats nous trouverons la preuve de la dissemblance des modalités pathogènes possibles: lésion spécifique si V agent infectieux se fixe directement sur le rein, lésion vulgaire s'il n'intervient que par sa toxine. Cette notion, encore récente dans la science, est fondamentale.

Nous étudierons donc successivement les néphrites des tuberculeux , des syphilitiques, des paludéens.

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