‹ Traité de médecine et de thérapeutique (volume 4)Chapitre 152 sur 205 · CANCER DU REIN. — ÉTIOLOGIE · texte numérisé non relu

CANCER DU REIN. — ÉTIOLOGIE

rescence amyloïde viscérale? Oui peut-être, si l'on en croit les faits assez vraisemblables rapportés par Gerhardt chez l'enfant, par Wagner, par Bartels, par Eichorst.

Mais ce sont là faits bien rares, et toujours douteux à cause de l'absence même de contrôle anatomique du diagnostic.

Il n'y en a pas moins des indications qu'il faut remplir.

Tout d'abord, chez des malades aussi cachectiques, pas de diète lactée intégrale ; l'albuminurie en serait peu modifiée, et l'état général en souffrirait. On prescrira un régime mixte, modérément azoté, des œufs, des végétaux, du lait comme boisson.

Les fonctions de la peau seront activées par les frictions sèches ou alcooliques, par les bains salés.

Comme médication interne, on devra, chez les syphilitiques, toujours recourir àl'iodure de potassium. Son action, chez les autres malades, est au moins douteuse.

Quant aux médications par la teinture d'iode à l'intérieur (Murchison), par les sels ammoniacaux (Budd), par les sels de soude ou de potasse (Dickinson), leur efficacité n'est rien moins que prouvée.

La thérapeutique n'a donc guère de prise sur la dégénérescence amyloïde elle-même. Mais le malade reste à soigner; tout ce qui pourra remonter son état général, supprimer le foyer infectieux amylogène ou en arrêter les progrès, devra être tenté. Si l'on ne peut compter sur la guérison de la dégénérescence amyloïde, au moins convient-il de recourir à la prophylaxie pathogénique.

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